Le château d'Aizu   会津若松城

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Le château d'Aizu au printemps, entouré de fleurs de cerisier

Le château d'Aizu au printemps, entouré de fleurs de cerisier

Le Château d'Aizu

La château d'Aizu, avant sa destruction en 1874.

La vue du haut du château

La vue du haut du donjon, sur la ville d'Aizu-Wakamatsu.

Le temple Sazaedo à Aizu Wakamatsu

Le temple Sazaedo à Aizu Wakamatsu

Le château d'Aizu, version 2011

La version restaurée du château d'Aizu, avec ses tuiles rouges de l'ère Meiji.

Un château pérenne

Ce château est le trésor de la ville Aizu-Wakamatsu, située au nord de Nikkô. Haut-lieu touristique pour les Japonais, il commémore l'une des batailles les plus mémorables de la guerre de Boshin.

Le château d'Aizu est un lieu historique et touristique de la ville d'Aizu-Wakamatsu.

L'héritage des daimyô

Le château est construit pour la première fois en 1384 et a été jusqu'en 1868 le centre militaire et administratif de la région. Il a été détruit et reconstruit de nombreuses fois, chacun des daimyô ("seigneur", en japonais) y apportant quelques modifications. 

À lireL'époque Edo (1603-1868)

Les ajouts du seigneur Gamo Ujisato (1556-1595) sont les plus mémorables : le château passe de sept à cinq étages, et une maison de thé y est construite. C'est aussi lui qui lui donne le nom de "château Tsuruga", qui est finalement peu utilisé par les locaux, qui préfèrent l'appellation "château d'Aizu".  

La guerre de Boshin (1868-1869)

Cette guerre voit s'affronter les partisans de l'empereur Meiji (1852-1912), et de l'ouverture du Japon, et ceux du shogunat de Tokugawa, plus conservateurs. Au début de l'ère Edo (1603-1868), le château d'Aizu appartenait au petit-fils du fondateur du shogunat Tokugawa, Ieyasu Tokugawa (1543-1616). La propriété est transmise de génération en génération, et, en 1868, il est donc impossible pour le seigneur d'Aizu de l'époque, Katamori Matsudaira (1836-1893), de ne pas soutenir le shogunat Tokugawa. 

Lire : Visiter Tokyo dans les pas de l'empereur Meiji

Le château est assiégé pendant tout le mois d'octobre 1868. Les officiers d'Aizu se rendent finalement sans condition, devant les commandant impériaux eux-mêmes. Ils sont envoyés dans des camps de prisonniers de guerre et le domaine d'Aizu est détruit. Ce qui marque cette bataille historique, c'est aussi le geste des Byakkotai, ou "compagnie du Tigre Blanc" : pensant par erreur que le château est tombé en voyant les incendies ravager la ville, vingt des 350 adolescents qui composent cette compagnie se font seppuku (suicide rituel japonais). Un seul manque son suicide, Sadakichi Iinuma. 

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Un mémorial est dédié à ces dix-neuf adolescents non loin du château d'Aizu, sur le flanc du mont Iimori yama : c'est un lieu touristique important au Japon, leur geste étant célébré dans l'Histoire japonaise. Le château, quant à lui, est complètement démoli en 1874.

Le nouveau château d'Aizu

Le palais Honmaru et le donjon Tenshu sont reproduits pratiquement à l'identique en 1965. Seules les douves sont d'époque. Pas plus tard qu'en 2011 sont ajoutées les tuiles rouges sur le donjon, caractéristiques de l'époque Meiji. Un musée est consacré à l'histoire du château et ses multiples rebondissements à l'intérieur du donjon. 

À son sommet, on peut profiter d'une vue panoramique sur la ville. Le parc autour du château vaut lui aussi le coup d'oeil : une centaine de cerisiers y fleurissent, chaque printemps. 

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Afin de compléter votre visite de la ville, vous pouvez vous rendre sur le mont Iimoriyama et admirez l'étrange temple Sazaedo, et vous imprégner de l'atmosphère de l'époque féodale avec un tour à l'école des samouraïs Nishin-Kan, qui avait la réputation d'être la meilleure du pays. 

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