Nikkô Toshogu, le mausolée du shogun   日光東照宮

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Nikko Toshogu

Les bâtiments du Toshogu resplendissent de couleurs.

Le Karamon du Nikko Toshogu

La porte Karamon se distingue par la finesse de ses détails.

Les Trois singes du Nikko Toshogu

Les trois singes qui n'entendent rien (kikazaru), ne disent rien (iwazaru) et ne voient rien (minazaru) sont des symboles de sagesse.

La pagode d'Ieyasu du Nikko Toshogu

La pagode d'Ieyasu

Apothéose

Le cœur et la raison d’être de Nikko se trouvent entre les murs du Toshogu, le mausolée du premier shogun et l’un des sites majeurs du Japon classé par l’UNESCO.

À deux pas du Futarasan jinja, le Toshogu de Nikkô a été construit en 1617 par le shogun Hidetada pour accueillir l’esprit divinisé de son père, le fondateur du shogunat d’Edo, Tokugawa Ieyasu.

Si le corps du défunt shogun se trouve au Kunozan Toshogu, le sanctuaire de Nikkô était censé protéger le nord d’Edo, l’actuelle Tokyo, contre les mauvaises influences.

Le sanctuaire fut par la suite reconstruit de manière monumentale par le petit-fils de Ieyasu, le troisième shogun Iemitsu.


Un sanctuaire à nul autre pareil

Le Toshogu est un sanctuaire shinto dédié à Daigongen, Ieyasu divinisé, mais reprenant de nombreuses formes des temples bouddhistes comme les pagodes et les portes, faisant ainsi de Ieyasu aussi un saint bouddhiste.

Le sanctuaire se démarque aussi par son style. Datant de la fin de l'époque Sengoku, le Toshogu est éclatant d’or, de vermillon et autres couleurs vives.

Les matériaux les plus précieux furent utilisés, les artistes les plus talentueux furent employés, l’ostentation règne partout au point que les Japonais considèrent parfois que le sanctuaire est trop chargé. 

Le Toshogu est à l’opposé de la sobriété habituelle des lieux sacrés japonais.

Un musée à ciel ouvert

Le sanctuaire contient ainsi certaines œuvres majeures de l’art japonais. Les sculptures sur bois qui s'y trouvent sont particulièrement célèbres  : le nemurineko (chat dormant) ou les trois singes (iwazaru, kikazaru et minazaru) sont les pièces les plus connues du sculpteur Hidari Jingorô, un artiste devenu presque légendaire.

Il est aussi l’auteur des sculptures de la porte Yomeimon, la porte du diamant, une splendeur dorée et nacrée que l’on pourrait regarder du lever au coucher du soleil sans se lasser. 

On peut aussi admirer la porte Karamon, ou porte chinoise, et ses ornements délicats. 

Le Yomeimon du Nikko Toshogu

La porte Yomeimon est un des chefs d'oeuvre incontestés de l'art japonais.

Sur les esplanades du sanctuaire on trouve aussi les nombreux cadeaux diplomatiques faits en l’honneur du shogun, l’Oranda Doro, une lanterne réalisée aux Pays-Bas, ainsi que des chandeliers européens ou des cloches et lanternes offertes par la Corée.


La paix à l’ombre des arbres

Pour voir la pagode de Ieyasu Tokugawa, il faut le mériter car son cénotaphe se trouve à l’arrière du sanctuaire après un long couloir pierre entouré d’arbres et de très longues volées marches. 

Une pause pour reprendre votre souffle est même nécessaire. Arrivé au cénotaphe paisible sobre il ne reste plus qu'à admirer le lieu..

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TRAVAUX DE RÉNOVATIONS

Le sanctuaire Toshogu est en cours de rénovation depuis 2007 et jusqu'à mars 2024. Celle-ci se fait étapes par étapes pour ne pas gâcher l'expérience des touristes.

Étant donné que seuls quelques-uns des nombreux bâtiments du sanctuaire sont affectés, l'impact d'une visite est relativement faible et le Toshogu mérite toujours une visite !

La rénovation de la magnifique et imposante porte centrale Yomeimon a été achevée en mars 2017.

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