Le jardin Kôrakuen   後楽園

Date de publication :
Vue sur le château depuis le Kôrakuen

Ikeda Tsunamasa voulait un jardin très proche de son lieu de résidence.

Les pelouses du Kôrakuen

Des haut les petites collines, la vue est dégagée sur le jardin.

Une des grues du Kôrakuen

Aussi étonnant que cela puisse paraître, au Kôrakuen on élève aussi des grues du Japon !

Les lanternes du Kôrakuen

Dès la tombée de la nuit en été, d'élégantes lanternes sont allumées dans le jardin.

Open space

C’est le principal concurrent des jardins Kenroku-en à Kanazawa et Kairaku-en à Mito au titre de plus beau jardin du Japon !

Sa renommée ne date pas d’hier : c’est en effet depuis l’époque d’Edo que le Kôrakuen est célébré dans tout le Japon pour ses beautés, bien avant qu’il ne soit ouvert au public en 1884. Aujourd’hui c’est avant tout son caractère authentique et traditionnel qui attire les visiteurs.

Le Kôrakuen fut commandé par Ikeda Tsunamasa à Nagatada Tsuda en 1687 pour amuser ses convives et amis. Dès son inauguration en 1700, il fut apprécié par l’entourage du daimyo qui aimait particulièrement l’emplacement du jardin : construit sur un banc de sable de la rivière Asahi, la vue est superbe sur le château d’Okayama. A cette époque, le jardin n’était accessible qu’en bateau depuis la rive, ce qui devait ajouter à son charme.

Même s’il fut partiellement endommagé en 1934 par une inondation et en 1945 par les bombardements sur la ville, il reste très proche de son aspect origine. Des restaurations à l’identique ont pu être effectuées grâce à de nombreux dessins et gravures réalisés au moment de sa création au XVIIe siècle.

Par monts et par vaux

Le Kôrakuen est de style chisan kaiyu, c’est-à-dire qu’il est organisé en plusieurs scènes (la ferme, la forêt…). Collines, pelouses, étangs, chute, ponts, champs de thé et de riz s’enchaînent de façon harmonieuse et surprenante surtout au moment du hanami ou du momijigari quand le jardin prend des couleurs.

La gestion de l’espace du Kôrakuen est assez particulière : il est très ouvert et dégagé. Depuis plusieurs endroits on peut avoir une vue globale sur le jardin. Pourtant, il n’est pas très étendu (seulement 13 hectares quand le Ritsurin-kōen de Takamatsu en compte 75), mais pas moins de six sanctuaires, trois pavillons et une scène de théâtre nô, peuvent être admirés au détour d’un de ses sentiers. Il faut deux heures au moins pour explorer tous ses recoins.

Le jardin accueille aussi un nombre important de carpes koï multicolores et un élevage de grues du Japon.

Les commentaires Découvrez les commentaires de nos voyageurs