La plaine de Kibi   吉備路

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la plaine de Kibi

le sanctuaire Kibitsu, Okayama

Train arrivant en gare de Bizen Ichinomiya, Okayama.

Train arrivant en gare de Bizen Ichinomiya, Okayama.

Promenade bucolique et historique

La plaine de Kibi est une zone rurale qui s’étend aux alentours de la ville d’Okayama. On s’y promène à vélo à travers rizières et villages tout en visitant sanctuaires et pagodes. 

Le plaine de Kibi en été

Le plaine de Kibi en été

Découvrez la plaine de Kibi à bicyclette


Au IVe siècle, la plaine de Kibi formait le centre du royaume de Kibi, dirigé par un ancien clan qui contrôlait alors ce qui est devenu la préfecture d’Okayama.

Cette époque est célèbre pour sa légende du prince Kibitsuhiko, un seigneur issu du clan rival des Yamato, qui avait été envoyé au royaume de Kibi pour vaincre un ogre tyrannique et pacifier la région. Cette légende est elle-même à l’origine de celle de Momotaro, l’un des plus célèbres contes japonais. Témoins de cette époque ancienne, vous découvrirez des tumulus et des sanctuaires shintô le long d’une piste cyclable.

Une piste cyclable d’environ 17 kilomètres de  long, appelée Kibiji, mène de la gare de Bizen-Ichinomiya à celle de Sôja, ou inversement. La route, qui compte parmi les 100 premiers parcours du Japon, suit plus ou moins la légende du Prince Kibitsuhiko et permet de visiter plusieurs sanctuaires shintô, temples bouddhistes et tumulus. 

Lire : Temples bouddhistes, sanctuaires shintô : les différences

Le sanctuaire shintô Kibitsu, où, selon la légende, le prince Kibitsuhiko aurait crevé l'œil de l'ogre

Le sanctuaire shintô Kibitsu, où, selon la légende, le prince Kibitsuhiko aurait crevé l'œil de l'ogre

Circuit au départ de Bizen-ichinomiya

Quelque 300 mètres après avoir loué un vélo à côté de la gare de Bizen-Ichinomiya, vous trouvez le sanctuaire Kibitsuhiko, du nom du prince. Ce dernier aurait prié à cet endroit avant de partir à l’assaut de l’ogre. Le sanctuaire fut construit en 1697 en l’honneur du prince.

Environ 2 kilomètres plus loin, Kibitsu est le sanctuaire shintô le plus important de la région. C’est là que le prince Kibitsuhiko aurait crevé un œil à l’ogre, le poussant à se transformer en oiseau et à s’envoler. Reconstruit en 1425, le bâtiment principal a été reconnu Trésor National. Le sanctuaire impressionne avec son vaste couloir couvert  de 360 mètres de long, bordé de fleurs des deux côtés. 3,5 kilomètres plus loin, un autre petit sanctuaire, Koikui, est lui aussi lié à la légende du Prince Kibitsuhiko.

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Trois autres kilomètres plus loin, vous pouvez découvrir un groupe de tumulus, kofun, dont le plus grand tumulus de la région (286 mètres de haut sur 30 mètres de large), le Tsukuriyama-Kofun, construit au Ve siècle. Sa chambre intérieure est ouverte et vous pouvez y voir un sarcophage en pierre, supposé contenir les restes du monarque du royaume de Kibi. Des marches mènent à un petit sanctuaire, tandis qu’un sentier en haut du tumulus offre de splendides vues sur la plaine.

Deux kilomètres plus loin encore, se dresse le temple Bitchu-Kokubun-ji, fondé en 741 par l’empereur Shômu (701-756). Il brûla entièrement au XIVe siècle et ne fut reconstruit qu’au début du XIXe. Il est célèbre pour sa pagode à cinq étages haute de 34 mètres. Construite en 1821, elle est devenue l’emblème de la plaine. Ce serait la dernière pagode à cinq étages qui fut construite au Japon.

Le sanctuaire Kibitsu à Okayama

Le sanctuaire Kibitsu à Okayama

Sôja, la ville de tous les saints

Tsukuriyama kofun, tumulus

Le sanctuaire Soja de nuit

Enfoncez-vous encore 5 kilomètres à travers la campagne et vous arriverez à la gare de la ville de Sôja. Vous pouvez rendre les bicyclettes au magasin de location situé devant la gare ou en profiter pour visiter quelques sites dignes d’intérêt à Sôja et dans ses alentours. 

La ville elle-même a le charme tranquille des bourgades de la campagne japonaise. On y trouve le sanctuaire Itchu-no-Kuni Sôja-gu, connu sous le nom de Sôja, qui signifie "tous les sanctuaires". Ce sanctuaire était donc censé regrouper tous les sanctuaires shintô de la région et il est dédié à pas moins de 324 divinités ! Fondé en 927, ses bâtiments furent maintes fois reconstruits et le bâtiment principal, qui brûla en 1977, date de 1979. Un vaste et ravissant jardin ajoute au charme de l’endroit.

À environ 2 kilomètres au nord de la gare de Sôja, le temple zen Hofuku-ji a accueilli le célèbre moine zen et peintre Sesshu Toyo (1420-1506), qui y étudia quand il était enfant.  Le temple possède un petit jardin et une jolie pagode.

Au sud de la ville, se trouve le sanctuaire Karube, plus connu sous le nom insolite de "sanctuaire des seins". En effet, les futures mères ou les jeunes maman viennent y prier le dieu du sanctuaire pour qu’il leur assure un accouchement sans problème et fasse couler le lait maternel. C’est pourquoi les plaques votives offertes au sanctuaire sont illustrées de dessins de poitrines féminines. Une boulangerie locale vend même des pains en forme de seins ! 

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