Musée d’Histoire d’Osaka   大阪歴史博物館

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Musée d'histoire d'Osaka

Les mannequins en tenue de Cour du musée.

Musée d'histoire d'Osaka

La tour du musée d'histoire d'Osaka.

Musée d'histoire d'Osaka

Les piliers vermeille évoquant le palais de Naniwa.

La capitale déchue

Anciennement Naniwa-kyô, Osaka la délaissée a bien souvent eu un rôle de premier plan dans l’Histoire du Japon. Ce musée tente de mettre en lumière ses moments de gloire.

Osaka n’a rien à envier aux Kyoto, Nara ou autres Edo ! Elle fut aussi considérée comme le centre politique et religieux du pays et porta le titre de capitale sous le règne du trente-sixième empereur, Kôtoku (597-654), de 645 à 745. Pour l’occasion, un palais impérial, le palais de Naniwa, fut construit en face du musée et de l’actuel château d’Osaka. Les splendides salles de réception d’autrefois accueillent aujourd’hui les promeneurs du dimanche sur le terrain transformé depuis en parc.

Osée, pour un musée traitant d’un thème souvent considéré comme poussiéreux, l’architecture de l’édifice doit attirer par erreur de nombreux visiteurs par sa modernité. Tout en courbes, ornée d’une fente de baies vitrées, la façade est carrelée de losanges de grès et reliée par une bulle de verre au building adjacent de l’antenne locale de la NHK (radio et télévision publiques). 

Comme les Japonais ne font rien comme tout le monde, la visite débute au dernier et dixième étage de l’édifice. Que les frêles du genou soient rassurés, des ascenseurs transportent les curieux jusqu’au sommet. Avant d’entamer la découverte de l’Histoire de la ville, l’ébahissement est permis face au magnifique panorama qu’offre la hauteur sur le château d’Osaka et la cité du divertissement.

Retour vers le futur

De l’amusement, Osaka en a à revendre, même pour égayer les sujets les plus arides. L’Histoire est ici véritablement mise en scène grâce à des reproductions grandeur nature de la salle principale (Daikokuden) du feu palais et des maquettes d’une grande précision. Nul besoin de déchiffrer de sombres textes ou d’avaler moult dates pour appréhender le passé du port. 

Les mannequins en tenue de Cour ou les piliers vermeille évoquant le palais de Naniwa suffisent à s’imaginer les cérémonies d’une époque révolue. De même, les contenus audio et vidéo ramènent à la vie les acteurs d’une période bien agitée de l’Histoire nippone, où les empereurs changeaient de capitale comme de kimono. 

La descente se poursuit avec, au neuvième palier, l’époque médiévale et les débuts de l’ère moderne, troublée par le colérique guerrier et premier unificateur du Japon ODA Nobunaga (1534-1582) qui affronta les valeureux moines du temple local Ishiyama Honganji durant dix longues années. Au même moment, Osaka gagnait le rang de foyer culturel du pays avec l’émergence du genre théâtral du bunraku dont de nombreuses marionnettes peuplent les salles du musée.

Saut dans le temps, le huitième étage offre de nombreux ateliers aux archéologues en herbe qui peuvent se découvrir une vocation en tentant de rassembler d’épars vestiges. L’épopée historique s’achève au septième étage où se dévoile la jeune Osaka industrielle. A la fin de l’ère Taishô (1912-1926) et au début de l’ère Shôwa (1926-1989) les galeries marchandes foisonnent, la ligne Midosuji du premier métro sort de terre et la nouvelle mode sublime la beauté des citadines.

Pour qui n’aurait pas été rassasié par ces mille quatre cents ans d’Histoire, des expositions temporaires se succèdent au sixième palier. Enfin, dans les profondeurs du premier sous-sol, après un passage éclair à la boutique ou au restaurant du rez-de-chaussée (appelé premier étage au Japon), un entrepôt datant du cinquième siècle, fidèlement reconstitué, clôt l’excursion en beauté. Enfin une Histoire pas barbante.

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