Parc de Tennôji (Tennôji-koen)   天王寺公園

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Parc de Tennôji

Art floral dans le parc de Tennôji.

Parc de Tennôji

Etang du parc Tennôji.

Parc de Tennôji

Zèbres fleuris du parc Tennôji.

Le parc des Princes

Toile de verdure étendue au sud-est de la ville, le parc de Tennôji mêle avec succès amour de l’art et nature florissante.

Pour la modique somme de 150 yens, le Tennôji-koen accueille les promeneurs en mal d’esthétique. Le long de ses allées s’étalent de multiples constructions florales aux motifs élaborés. Ici un parterre de jonquilles, là des violettes. Les couleurs s’accordent et s’entremêlent pour séduire les pupilles. Surprenantes apparitions dans ce paysage épuré, des sculptures faites de fleurs émergent d’une mer végétale. De forme vaguement animale, deviner quelle espèce elles représentent devient un jeu.

A l’orée du parc, à la droite de l’allée principale se découvre bien vite le jardin traditionnel Keitakuen dont la maison de thé et l’étang habité de grues inspirent nombre de rêveries aux visiteurs qui s’y attardent. Ceux qui préfèrent la culture à la nature se perdent plutôt dans la contemplation des œuvres d’art du Musée national des Beaux-Arts d’Osaka. Ouvert en 1936, il abrite des travaux originaires aussi bien de Chine que de l’archipel dont d’« importantes propriétés culturelles ». Son bâtiment imposant ne se rate pas car il surplombe les arbres environnant du haut de ses étages.

Un terrain pas si anodin

Les surprises du Tennôji ne s’arrêtent pourtant pas là. Une fois la massive armature du musée dépassée, la célèbre tour Tsutenkaku d’Osaka fend le ciel. Moderne image que cette construction de fer qui suggère l’horizon. Au nord, l’étang Kawazokoike laisse les hérons buller à sa surface. Mais la tranquillité de l’instant est bien vite troublée par des cris d’animaux dont des bribes s’échappent du jardin zoologique à l’est. Avant la joie de guetter les mimiques des gentilles bêtes, un détour par le monticule de Chausuyama s’avère de rigueur. Au sommet de la butte se tenait le premier shôgun TOKUGAWA Ieyasu (1543-1616) lors de la bataille de Tennôji en 1615 qui conduisit à la chute du clan rival, les TOYOTOMI. Depuis, les Japonais entourent ce lieu de mystère et les rumeurs en feraient la sépulture de TOYOTOMI Hideyori (1593-1615), dernier héritier du clan, ayant commis le seppuku (suicide rituel par éventration) avant sa défaite face à TOKUGAWA Ieyasu. Une fois les batailles laissées au passé, petits et grands se laissent fondre bien volontiers face aux habitants du zoo, tout à l’ouest du jardin. Il en faut parfois bien peu pour être heureux.

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