Le cimetière de Makomanai Takino   真駒内滝野霊園

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Cimetière de Makomanai Takino,répliques de Moai

Cimetière de Makomanai Takino,répliques de Moai

Le Daibutsu avant la  construction de la colline. Cimetière Makomanai Takino , Sapporo

Le Daibutsu avant la construction de la colline. Cimetière Makomanai Takino , Sapporo

Cimetière de Makomanai Takino , réplique de Stonehedge

Cimetière de Makomanai Takino , réplique de Stonehedge

La colline du Bouddha

Un cimetière conçu par un architecte célèbre, cela est peu commun.  L’aspect du lieu l’est encore moins. Le  cimetière de Makomanai  Takino à Sapporo, réalisé par l’architecte japonais Tadao Andô, a tout pour surprendre...


Tadao Andô est connu pour ses réalisations aux formes minimalistes et sa prédilection pour le béton et les jeux de lumière. On retrouve sa marque de fabrique et son originalité dans ce cimetière hors du commun réalisé en 1982, puis dans l’ajout en 2002 d’une colline, la "colline du Bouddha", entourant un Daibutsu (grand Bouddha) de 13,5 mètres de haut et de 1500 tonnes qui se trouvait sur le site. 

Lire : Le grand bouddha de Kamakura

Qui pense Japon pense espaces restreints. Or, le cimetière de Makomanai Takino surprend déjà par sa superficie : il mesure plus de 180 hectares (soit environ 4 fois plus que le Père Lachaise). Situé en pleine nature aux environs de la ville de Sapporo, il offre une perspective unique et fort étrange. Ce sont d’abord des répliques de Moai, les célèbres statues de l’Île de Pâques, avec leur énorme tête et leur corps enterré, qui ouvrent la route

La tête du Bouddha 

Un peu plus loin, comme en écho aux Moai, au sommet d’une colline qui verdit au printemps, se couvre de lavande en été et de neige en hiver, émerge l’Atama Bouddha (tête du Bouddha). Tadao Andô et son équipe ont eu l'idée d'entourer le Daibutsu par une "colline" de béton creuse entièrement recouverte de lavande et ouverte au sommet pour laisser dépasser la tête de la statue, qui seule est visible de l’extérieur. Une longue allée traversée par un bassin d’eau rectangulaire, toujours en béton, mène à la colline. Le bassin en "protège" l’accès en obligeant les visiteurs à le contourner et à effectuer ainsi une purification symbolique. Il représente aussi la fameuse "frontière" entre le monde profane et le Sacré, traditionnellement symbolisée dans les temples bouddhistes par un petit pont enjambant une rivière ou une mare. 

Voir : Furano et sa région

Et la lumière fut 

L’accès au pied de la divinité se fait par un tunnel de 40 mètres de long dont le toit est formé d’arcs plissés en béton. La faible luminosité qui éclaire le tunnel met en exergue le jet de lumière qui tombe sur le Bouddha depuis le sommet de la butte. Vous levez alors les yeux vers la divinité et vers la lumière, émerveillé(e)... Une rencontre impressionnante qui force l’admiration de tous, croyants ou non-croyants. Un monde de lumière et de profonde sérénité entoure les visiteurs. Plus loin, une autre réalisation surprend encore : une fidèle réplique de Stonehenge, le célèbre monument mégalithique situé en Angleterre, se dresse un peu avant l’espace réservé aux tombes. Enfin, le cimetière proprement dit, lui aussi parsemé ça et là d’œuvres signées Tadao Andô.

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