La plage de Miho   三保の松原

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Miho

En voyant la plage de Miho on ne s'étonne guère que l'endroit ait tant inspiré les hommes.

Le pin six fois centenaire d'Hagoromo est le point central du conte du même nom.

La plage devient la scène d'un grand festival de Nô en octobre avec la pièce Hagoromo en vedette.

La légende de l'Ange

Miho est l’un de ces endroits qui fait le charme du Japon, légende ancienne, théâtre Nô avec en fond le mont Fuji majestueux. Un endroit romantique et classé au patrimoine de l’UNESCO.

La plage de Miho est une longue bande de sable volcanique noir sur la baie de Suruga. Sur 7 kilomètres la plage est bordée par un bois de pins japonais aux les racines ancrées dans le sable. Certains ont plusieurs centaines d’années. Mais c’est la masse du mont Fuji, qui domine la baie, qui impressionne le plus.

Une source d'inspiration pour les artistes

L’endroit fascine depuis longtemps les Japonais qui la considèrent comme l’une des trois plus belles vues du Japon (Shin Nihon Sankei). Dans leurs œuvres respectives les grandes maîtres de l’ukiyoe, Hiroshige et Hokusai ont tous deux immortalisé cette plage dans leurs estampes, un musée Hiroshige se situe d’ailleurs non loin de là.

La légende de l'hagoromo

Mais c’est pour un conte ancien que Miho est surtout connue. Le conte d’Hagoromo (nom d’un manteau de plumes). La légende raconte qu’un ange portant un hagoromo aurait été enchanté par le lieu et se serait dévêtu pour se baigner. Un pêcheur passant par-là le vit et vola les vêtements pendus à un des pins. Il ne les rendit qu’après avoir obtenu de l’ange une danse céleste et l’aurait regardé ensuite remonter vers la Lune.

Plage des arts

Cette légende perdure. Un petit autel est bâti autour du Pin d’Hagoromo où le vêtement aurait été pendu et le temple voisin de Miho conserve des plumes de celui-ci. C’est aussi un des classiques du répertoire du théâtre Nô et chaque année en octobre, un festival de Nô est organisé, interprété le soir à la lueur des feux. Les lieux sont consacrés à la danse, à la peinture, au théâtre et à la beauté en général sous le regard du Mont Fuji. Vous n’y trouverez d’ailleurs pas de baigneurs, mais ouvrez les yeux si vous entendez un battement d’ailes.

Anecdote: La danseuse française Hélène Giuglaris, fascinée par ce conte mais n’ayant jamais pu se rendre sur les lieux, fit enterrer sa chevelure près d'un pin par son mari.

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