Les bonsaïs de Kinashi   鬼無の盆栽

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Les bonsaïs persistants de Kinashi.

Les bonsais japonais

Pour l’amour du bonsaï

Ce petit quartier de la ville de Takamatsu sur l’île de Shikoku, abrite quelques 270 spécialistes du bonsaï qui produisent, à eux seuls, 80% des pins bonsaïs du pays.

Un gigantesque camaïeu de verts. Voilà comment on pourrait résumer le quartier de Kinashi, à celui ou celle qui aimerait en savoir davantage sur cette place phare du bonsaï au Japon.

Toute l’année, dans la froideur de l’hiver et alors que les arbres se sont tous délestés de leurs feuilles ou dans la chaleur de l’été, le quartier de Kinashi, à l’ouest de ville de Takamatsu est paré de vert.

La cause ? C’est ici que l’on cultive depuis des centaines d’années des pins Matsu. Avec leurs aiguilles vertes persistantes et leur écorce robuste, ils offrent une allure colorée à ce secteur de la plus grande ville de Shikoku.

Recréer l'harmonie de la nature

Les pépinières des horticulteurs sont entourées de vastes champs de jeunes plants, cultivés en vaste rangées avant de passer entre les mains expertes de ces maîtres du bonsaï. En effet, il faut cinq ans de croissance en pleine terre aux arbustes avant de pouvoir être taillés. À défaut, ils mourraient rapidement alors qu’un bonsaï peut vivre plus de 100 ans !

Originaire de Chine, la culture du bonsaï a franchi les frontières du Japon au XIIè siècle.

Si la culture du bonsaï consiste avant tout à miniaturiser un arbre et à lui donner la forme que l’on souhaite, les maîtres bonsaï japonais usent également de petites fleurs, mousses ou pierres, pour venir agrémenter leur création, afin de tenter de recréer l’harmonie de la nature dans un pot. Bonsaï signifiant d’ailleurs “arbre dans un pot”.

Bonsaï et chat

Bonsaï et chat

Une nature miniaturisée

Pour l’anecdote, c’est parce que ses racines sont contraintes par le pot, et que ses branches sont régulièrement taillées que les bonsaïs sont si petits. Pourtant, il ne s’agit que de version miniaturisées d’espèces qui, si on venait à les replanter en pleine terre, reprendraient leur proportions et croissances normales.

Pour autant, l’art du bonsaï n’est pas à la portée de toutes la mains, même les plus vertes. Tailles minutieuses aux ciseaux, utilisation de fils de fer pour sculpter la matière vivante, arrosage méticuleux, la création et l’entretien d’un bonsaï demande du temps et surtout un véritable savoir-faire.

Visite des pépinières et festival du bonsaï

Pour les plus curieux, sachez qu’il est possible de visiter certaines pépinières (certains propriétaires parlent même anglais et n’hésiteront pas à vous renseigner sur leur art).

Moins connu mais pourtant tout aussi remarquable que le village bonsaï d’Omiya, aux environs de Tokyo, Kinashi est une parfaite halte dans la visite de la plus petite des quatre îles principales du Japon, dont le site est peu souvent pris d’assaut.

D’autant plus que les évènements ne manquent pas. Des expositions/ventes, sont organisées tous les 5, 15 et 25 du mois. Tous les ans, les 15 mars et 15 novembre est organisé un grand marché aux bonsaïs et un festival annuel dédié à ses arbres miniatures se tient fin octobre au centre de bonsaï Ueki. 50 000 plants y sont exposés.

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