Prendre des cours dans une école de calligraphie

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Une personne s'adonnant à la calligraphie

Une personne s'adonnant à la calligraphie

Le bâton d'encre et la pierre à encre

Le bâton d'encre et la pierre à encre.

Marugame

Vue de Marugame

Prendre des cours dans une école de calligraphie

Vous avez toujours rêvé de vous initier à la calligraphie lors d’un voyage au Japon ? Une école de la ville de Marugame propose des cours pour apprendre les bases de cet art si délicat.

Si réussir à noircir une feuille de papier d’un bel idéogramme vous fait rêver, vous devriez alors pousser les portes d’une école de calligraphie qui propose des cours d’initiation. Le Shodô, l’art de l’écriture en japonais, est considéré comme un des arts essentiels de l’archipel. Pour autant, cet art n’est pas strictement réservé aux Japonais ou à ceux sachant déjà parler la langue.

Un art hérité de la Chine

L’école de calligraphie Shimada Kousyu, située dans la ville de Marugame dans la préfecture de Kagawa, au nord de l’île de Shikoku, propose des cours d’initiation pour les enfants comme pour les adultes. L’idée étant de manier correctement le pinceau et de tenter de reproduire des mouvements, il n’est pas nécessaire de savoir écrire japonais pour pouvoir reproduire et suivre les enseignements des professeurs.

La calligraphie a été importée au Japon vers le VIIè siècle par des calligraphes chinois. Mais ce n’est que lorsque les hiragana et katakana se sont développés qu’un style calligraphique japonaise a émergé.

Un enseignement scolaire obligatoire

Le Shodô est, encore aujourd’hui, un enseignement obligatoire en école élémentaire dans l’archipel. Ainsi, tous les élèves disposent de leur nécessaire de calligraphie. Celui-ci est composé de pinceaux de diverses tailles et textures, d'encre, appelée sumi, se présentant sous la forme d’un bâtonnet, et d'une pierre sur laquelle ils le frottent pour en extraire de la poudre qui sera ensuite trempée dans de l’eau.

Dans cette école, vous apprendrez qu’il existe différents styles de calligraphie, du plus facile au plus compliqué. Le kaisho, est celui des débutants. Très proche de l’écriture d’imprimerie, tout le monde peut les lire. Le gyosho, qui, avec ses traits ronds, tend vers une écriture cursive. Et enfin le sosho, où le style et la beauté priment sur le sens. Il est alors plus difficile de reconnaître l’idéogramme.

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Un cours presque méditatif

Mais il est pourtant important de préciser que lors d’un cours de calligraphie le principal ne réside pas dans la performance. Il n’est pas question de vouloir à tout prix réussir ses traits et pouvoir, en une heure, faire aussi bien qu’un professeur qui s’exerce quotidiennement depuis de nombreuses années. 

Il s’agit plutôt de saisir le côté méditatif de la calligraphie. Réussir à vivre ce moment en ayant pleinement conscience de l’instant et être dénué d’un impératif de maîtrise de technique. Il s’agit d’un loisir et surtout, d’un art profondément lié à l’école Zen. Alors lâchez prise et laissez aller votre pinceau sur la feuille de papier.

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