Hida Furukawa   飛騨古川

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Une des charmantes rues d'Hida Furukawa.

Une des charmantes rues d'Hida Furukawa.

Danse de purification 'shishi' à Hida Furukawa.

Danse de purification 'shishi' à Hida Furukawa.

Les enfants en acteurs kabuki durant le matsuri

Les enfants en acteurs kabuki durant le matsuri

Un char du matsuri d'Hida Furukawa

Un char du matsuri d'Hida Furukawa

Une des croquettes d'Hida Furukawa

Une des croquettes d'Hida Furukawa

L'endiablé et fameux Okoshidaiko masturi d'Hida Furukawa.

L'endiablé et fameux Okoshidaiko masturi d'Hida Furukawa.

Hida le jour, Furukawa la nuit

En à peine quinze minutes de train depuis Takayama, Hida Furukawa est un trésor caché de cette province d’Hida encore peu connue. Juste pour le plaisir de se balader ou pour participer à une fête traditionnelle dont elle a le secret, cette cité pittoresque vaut le détour.

Sa voisine, la ville de Takayama, a été édifiée par le chef Nagachika du clan Kanamori, Hida Furukawa l’a été par son fils Arishige il y a 400 ans. Les rues sont tracées en damier comme l’ancienne capitale impériale Kyoto. Ces références sont posées, nous pouvons dresser le tableau enchanteur que constitue Hida-Furukawa : une agréable petite rivière canalisée coule au milieu d’une rue aux antiques greniers de murs blancs, et mille carpes y nagent tranquillement. On est tout de suite dans l’ambiance d’une petite ville charmante et nostalgique. 

Des spécialités à voir et à goûter

Au bord de la petite rivière canalisée nommée Seto, visitez le musée Hidanotakumi Bunka Kan, consacré à l’histoire de l’architecture traditionnelle d’Hida et de ses outils. Les artisans charpentiers de cette province sont très réputés depuis l’époque de Nara (710-794) et peuvent, selon la légende, construire une maison en bois sans aucun clous. (Ouvert de 9h à 17h (300円)). 

Sous le toit on trouve une sculpture blanche appelée Kumo (nuage), c’est le signe du maître artisan que vous pourrez vous amuser à rechercher sur chaque maison de la ville. Juste à côté de ce musée, le petit stand Hida Korokke vend des croquettes de pomme de terre au bœuf, la spécialité de Hida Furukawa. À dégustez absolument ! Bien chaud c’est un délice qui vous laissera un souvenir gustatif impérissable.

Les maisons traditionnelles s’alignent dans la rue Ichinomachi. Parmi les maisons habitées, deux brasseries fabriquent du saké avec l’eau d’Hida et le riz de la région. 

Vous les trouvez facilement grâce à leur sugidama (une boule d’aiguilles de cèdre suspendue pour annoncer un nouveau tirage de saké). Les visites sont possibles sur réservation. Après la korokke pourquoi ne pas réveiller vos papilles avec le saké pétillant de Kaba Shuzôjô ? Appelé Janpan cette boisson a la finesse du champagne mais avec le parfum sucré du saké. 

La maison Mishima est, elle, spécialisée dans la fabrication de bougies traditionnelles japonaises. Faites à la main depuis l’époque d’Edo avec des matières premières 100% végétale et naturelle.

L’épreuve du matsuri

Il ne faut pas rater le Furukawa matsuri au printemps. Les 19 et 20 avril de chaque année. Neuf somptueux chars historiques défilent dans les petites rues de la cité. Chaque quartier possède un char, tous les habitants participent à cette grande fête. Les enfants jouent du Kabuki, les hommes et les femmes jouent de la musique et tirent les lourds chars. Chaque virage est une épreuve de force et d’habileté. Les jeunes hommes pratiquent la danse de purification des Shishi (celle du lion mythique) en visitant toutes les maisons pour y éloigner les démons. Les enfants ont une peur bleue de cela mais l’attendent aussi avec impatience !

La grande libération nocturne

Le plus impressionnant de ce matsuri se passe le soir du 19 avril avec l'épisode de l'Okoshidaiko. À l’origine c’était pour annoncer le début du matsuri, les hommes faisaient résonner les tambours lors d’un tour de la ville pour réveiller les habitants. Aujourd’hui c’est devenu le matsuri nocturne des hommes. 


À
20 heures, escortés par une marée humaine portant des lanternes, deux hommes attachés dos à dos par une large bande de tissu blanc sont assis sur un grand tambour. Ils sont portés par des centaines d’hommes à demi-nus. Douze groupes de jeunes hommes qui portent des petits tambours accompagnent cette folle procession dans les ruelles de la ville. C’est un honneur que de se placer juste derrière le grand tambour, les jeunes se bousculent, crient, se battent presque pour avoir la meilleure place. Les sons des tambours s’élèvent dans la nuit avec les cris des hommes pour créer une ambiance très chaude. Ces hommes se jettent de saké sur leur torse nu, une fois séché, il paraît qu'il protège du froid, car la nuit d’avril est encore froide dans ces montagnes. Attention à vous si vous êtes soudain pris par ce flot humain qui sans garde peut vous emporter, ainsi qu’aux fortes odeurs de transpiration mêlées d’alcool qui vont vous assaillir. 

C’est tout cela qui marque un contraste saisissant entre la quiétude de cette cité le jour et cette grande libération nocturne comme vous n’en verrez nulle part ailleurs !

Rassurez-vous il y a aussi d’autres matsuri durant l’année, en hiver à la mi-janvier où l’on allume des bougies tout le long de la rivière Seto. Le Kitsune Himatsuri le quatrième samedi de septembre avec une parade en l’honneur du conte japonais  "le renard marié" lors de laquelle tous les habitants se griment en renard ! 

Pour tout savoir pour ces matsuri, il y a le musée de la culture et de la fête Matsuri Kaikan qui vous accueille tous les jours de 9h à 17h, 800円.


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