Mahikari-kyo   真光

Date de publication :
Mahikari-kyo

Temple Mahikari-kyo sous la neige.

Mahikari-kyo

Un escalier monumental rappelant celui d'une pyramide maya.

Tout ce qui brille n’est pas d’or

Rien ne semble pouvoir troubler la sérénité des montagnes émeraude qui ceinturent Takayama. Même pas l’éclat insolent du temple Mahikari, qui, dans ses proportions provocantes, ne passe pas inaperçu.

« Vraie lumière », voici la signification littérale de Mahikari, nom de cette nouvelle religion. Elle fut fondée en 1963 par OKADA Yoshikazu (1901-1974), ancien officier de la garde impériale de l'Empereur, après une épiphanie pour le moins originale. En proie à une violente poussée de fièvre, il vit le Grand Créateur aux cheveux blancs occupé à laver des habits dans une bassine d'or ! Transformé par cet aperçu de l'intimité divine, OKADA décide de partager avec le monde sa vision.

L'école Mahikari possède des adeptes dans tout le Japon, mais les deux tiers de ses fidèles se trouvent à l'étranger, notamment en Australie et dans le Benelux. Elle emprunte des éléments du shintoïsme (accent sur la pureté, vénération de l'Empereur) du bouddhisme (croyance au karma, en la réincarnation) et du chamanisme (statut divin du leader, guérisons miraculeuses).

La maison-mère, terminée en 1984, présente le même goût pour les mélanges dans son architecture. Un escalier monumental rappelant celui d'une pyramide maya s'élève jusqu'à un temple d'inspiration bouddhique encadré de ce qui ressemble à des minarets et coiffé d'une toit courbe recouvert de feuilles d'or. Les curieux apprécient la visite pour la bizarrerie du cadre, les autres se heurtent aux relents doctrinaires de la pensée célébrée ici. Quoi qu'il en soit, n'oubliez-pas d'appeler à l'avance pour pouvoir bénéficier des explications d'un guide anglophone.

Les commentaires Découvrez les commentaires de nos voyageurs