Akatsukayama Jorenji   赤塚山 乗蓮寺

Date de publication :
Jyorenji_hondo

Le Joren-ji à Itabashi

porte-jorenji

La porte du Joren-ji

sept-dieux-bonheur

Les Sept Divinités du Bonheur (Shichi Fukujin) du Joren-ji

oni-pierre

Gaman no Oni

Tokyo_daibutsu

Le Grand Bouddha de Tokyo

jorenjiTemple

Le petit étang du Joren-ji

Le Grand Bouddha de Tokyo

Au nord-ouest de la capitale, dans le quartier résidentiel d’Akatsuka de l’arrondissement d’Itabashi se trouve un petit bijou d’élégance et de tranquillité ; l’Akatsukayama Jorenji sur lequel veille le troisième plus grand Daibutsu de l’archipel.

Un temple qui ne tient pas en place

Situé en haut d’une petite colline, l’Akatsukayama Jorenji, méconnu des touristes, est pourtant un petit trésor de la capitale nippone. Niché aujourd’hui sur un promontoire naturel surnommé Akatsukayama (montagne d’Akatsuka), là où trônait auparavant le château du domaine, le temple a connu plusieurs emplacements distincts au fil des siècles.

Fondé durant la période Yonaga (1394-1427), il est tout d’abord établi à Yamanaka (zone actuelle de Nakamachi). Tokugawa Ieyasu (1543-1613) le reconnait en 1591 temple officiel du shogunat ; faisant du Jorenji un temple prestigieux réservé aux Tokugawa. Il déménage au début de l’ère d’Edo (1603-1868) à Nakajuku où il reste jusque dans les années 1970. En 1973, des travaux d’expansion du réseau routier et la création d’une voie expresse poussent le temple à s’établir sur les vestiges de l’ancien château d’Akatsuka.

À lire : 10 visites gratuites au Japon

Le jugement des âmes

En bas des escaliers menant à l’Akatsukayama Jorenji, vous pouvez, si l’envie vous en dit, vous regarder dans le miroir du jugement d’Enma, le Roi des Enfers. Le seigneur du royaume des morts et juge des âmes se tient en effet dans l’Enma-do, sur le côté droit de l’enceinte du Jorenji. On dit qu’Enma décide de là où les âmes renaîtront, utilisant son miroir de cristal, le jouharikyô, pour regarder la vie et les péchés des défunts. Un sourire démoniaque aux lèvres, il attend que les visiteurs se soumettent à son jugement. A ses côtés se tient Datsue-ba, littéralement la "vieille qui enlève les vêtements".

enma_jorenji

Enma, le Roi des Enfers

Cette vieille sorcière de l’enfer qui tient habituellement compagnie au démon Keneo sur les bords de la rivière Sanzu, déshabille les morts. Si un défunt arrive nu devant Datsue-ba, celle-ci l'écorche vif. Keneo se charge ensuite d’accrocher les vêtements à la branche d’un arbre dont la courbure au-dessus de l’eau illustre la gravité des péchés dans les eaux de la rivière. Sachant tout cela, certains visiteurs se hâteront de gravir les marches menant à l’Akatsukayama Jorenji.

Voir aussi : Superstitions japonaises

jorenji-daibutsu

Le daibutsu a été installé en 1977

La sérénité du 3ème plus grand Daibutsu

Le Jorenji est particulièrement célèbre pour son Daibutsu ou « Grand Bouddha » à la belle patine noire. Surnommé le "Daibutsu de Tokyo", il est le troisième plus grand Bouddha assis au Japon après ceux du Todai-ji à Nara et du Kôtoku-in de Kamakura. D’une hauteur totale de 13 mètres et pesant 32 tonnes, il est érigé en 1977 pour apaiser les esprits des victimes de la Seconde Guerre mondiale et du grand séisme du Kanto en 1923. Rappelons que ce dernier avait eu raison du Daibutsu Yama du parc d’Ueno dont il ne subsiste plus aujourd’hui qu'un visage enchâssé dans un cadre.

On dit également que ce Daibutsu veille sur les âmes des guerriers morts durant les sièges du château d’Akatsuka ; site où le temple est désormais installé.


D'autres Bouddha au Japon :

Le jardin aux sculptures

Le temple abrite également une tour commémorant les très nombreuses victimes de la grande famine de l’ère Tempo (1830-1844). Cette dernière survient en 1833 après que de fortes pluies et un hiver rigoureux aient détruit une grande partie des cultures. En cinq ans, elle causera la mort de plus de 1 250 000 personnes. Peu fréquenté, ce temple est un lieu propice à la promenade et la flânerie. Son étang situé juste à côté du bâtiment principal et son jardin invitent à se détendre.

De nombreuses statues de pierre dont celles des sept divinités du bonheur (Shichi Fukujin) sont dispersées dans l’enceinte de l’Akatsukayama Jorenji. Amusez-vous à retrouver les huit sculptures provenant de l’ancienne résidence du clan Todo à Komagome, offertes en 1962 et installées depuis dans le charmant jardin. Celles-ci figurent : Tekkain Sennin, l’adaptation japonaise de l’un des huit immortels taoïstes ;  Monju Bosatsu chevauchant son lion, Datsue-ba, En no Gyōja, l’ascète fondateur de la secte Shugendo ; Gaman no oni, un monstrueux démon capable d’assumer vos soucis en échange d'une prière et enfin Hotei, Ebisu et Daikokuten, trois divinités des Shichi Fukujin.

Statue_of_En_no_Gyōja_in_Jyorenji

En no Gyōja

Statue_of_Monju_Bosatsu_in_Jyorenji

Monju Bosatsu

Les commentaires Découvrez les commentaires de nos voyageurs