Asakusa   浅草

Date de publication :
Une porte sacrée dans le quartier d'Asakusa (Tokyo).

Un temple bouddhiste et la porte du Tonnerre, Kaminari-mon, marque l'entrée du temple Sensôji dans le quartier d'Asakusa à Tokyo.

Le long des arcades marchandes d'Asakusa, la foule ininterrompue fait vivre le quartier.

Le long des arcades marchandes d'Asakusa, la foule ininterrompue fait vivre le quartier.

A Asakusa (Tokyo), les vendeurs en tout genre proposent des produits culinaires et des souvenirs pour la foule.

A Asakusa (Tokyo), les vendeurs en tout genre proposent des produits culinaires et des souvenirs pour la foule.

Outre son côté traditionnel, le quartier d'Asakusa à Tokyo vie aussi au rythme des festivals.

Outre son côté traditionnel, le quartier d'Asakusa à Tokyo vie aussi au rythme des festivals.

Le cœur palpitant de la ville basse

"Nuage de cerisiers !
Une cloche ! Celle d'Ueno ?
Celle d'Asakusa" (Bashô)

Dans l’un des derniers quartiers populaires de la capitale, provinciaux en goguettes, touristes et Tokyoïtes font leurs emplettes avant de se rendre au grand temple de Sensôji, après avoir franchi la porte du Tonnerre (Kaminari-mon)Bienvenue à Asakusa !

L'Asakusa de Kawabata 

"Asakusa ! ... Asakusa l'universelle ! Il en sort toutes sortes d'objets vivants. On y voit, à nu, palpiter tous les désirs. C’est une immense marée où se trouvent mêlés divers types et classes d'hommes. A l'aube ou au crépuscule, c'est un flot insondable et ininterrompu : Asakusa vit... Une foule énorme y défile à pas serrés. Ce quartier forgé dans un vieux moule appartient à cette foule et maintenant se transforme complètement." Une impression du prix Nobel de littérature Yasunari Kawabata (1899-1972).

Le long de l’arcade marchande, bel exemple de sur-exploitation du business touristique,vendeurs de gâteaux, notamment de savoureux biscuits de riz préparés sur le grill, de souvenirs, apostrophent dans la longue allée principale les passants en quête de omiyage (cadeaux à offrir de retour d’un voyage). Depuis des siècles, ce rituel profane se perpétue pour le plus grand plaisir des visiteurs. Suite à ce préambule bon enfant, chacun, devant le Sensôji, s'emploie à saisir quelques volutes d’encens protectrices et de bon augure. Ses vapeurs fluides et suaves calment l’esprit. Ses effluves stimulent les individus à embrasser la vacuité du monde.

Asakusa la fêtarde

Côté festivités, au mois de mai, le Sanja Matsuri crée une effervescence contagieuse. En août, l’Asakusa Samba Festival travestit Asakusa en belle de Rio. Le reste de l’année, dans les rues adjacentes, la gouaille de vieux parieurs, cigarette au bec, attablés en matant des écrans de télévision dans l’espoir d’hypothétiques gains, fleure bon un quotidien en voie de disparition. Et puis, il y a la fête de la Sumida, synonyme d’éclatants feux d’artifices, et les abords de cette rivière, célèbres pour ses cerisiers en fleurs au printemps et propice à la balade.

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