Le festival Hiwatari au mont Takao   高尾山火渡り祭

Date de publication :
Hiwatari-sai, mont Takao

Hiwatari-sai, mont Takao

Hiwatari-sai, mont Takao

Hiwatari-sai, mont Takao

Le festival de la marche sur le feu

Depuis des siècles, chaque deuxième dimanche du mois de mars, des yamabushi (moines vivant dans la montagne) viennent pratiquer en grand cérémonial l’ascèse du feu, Hiwatari, au pied du mont Takao, près de Tokyo.

Une montagne sacrée

Le mont Takao (Takao-san), situé à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de Tokyo, est une montagne sacrée faisant partie du parc quasi national de Meiji no Mori Takao. Tout au long de l’année, le site attire les mystiques mais aussi les Tokyoïtes en mal d’air pur.

Au pied de la montagne s’étendent les bâtiments du temple Takao-san Yakuo-in Yuki-ji, communément appelé Yakuo-in. Construit en 744 sous les ordres de l’empereur Shomu, il devint l’un des plus grands temples bouddhistes de l’est du Japon.

Restauré au XIVème siècle par un moine de la secte bouddhiste ésotérique Shingon, le temple et le mont Takao prospérèrent en tant que lieu de retraite des pratiquants du Shugendo. Le Shugendo est une branche du bouddhisme ésotérique japonais qui allie des pratiques magiques à différentes sortes d’ascèses, dont celle de la marche sur le feu.

À lire : Le mont Takao

Le télésiège du mont Takao

Le télésiège du mont Takao

Une cérémonie très ritualisée

Le jour du Hiwatari-sai ("festival de la marche sur le feu"), les moines vêtus de blanc et coiffés d’une petite calotte portée sur le front (la tenue des yamabushi), quittent le temple Takaosan Yakuoin et défilent au son des conques jusqu’à un parking un peu plus bas, où un grand tas de branches de cyprès a été formé pour constituer un long brasier. 

Une foule de spectateurs est rassemblée autour du futur brasier pour assister à la longue cérémonie faite de rituels, d’incantations et de gestes magiques qui précède la marche sur le feu. Fidèles et religieux ne cessent de psalmodier tandis qu’un moine lit la longue liste des noms des fidèles qui ont acheté un goma-gi, une petite plaquette en bois sur laquelle on écrit son nom et ses souhaits et qui sera brûlée dans le brasier dans l’espoir que les vœux soient exaucés. Cette tâche achevée, viennent les rituels : plusieurs mouvements sont effectués par les religieux à l’aide d’une longue hache, d’un sabre et de flèches afin de chasser les mauvais esprits. Puis, à grand renfort de gestes magiques, le moine supérieur met le feu au tas de branches.

La chaleur se fait de plus en plus intense tandis que des moines attisent le feu avec les centaines de goma-gi. Vient alors un autre moment fort : deux moines torses-nus s’aspergent d’eau brulante à l’aide d’une branche d’arbre sacrée trempée dans des chaudrons d’eau bouillante.

La voie de la purification est ainsi ouverte et le moine supérieur entame pieds nus la marche sur le brasier suivi par les autres religieux. Une fois la chaleur des braises atténuée, cette cérémonie étant ouverte à tous, le public, de tous âges et des deux sexes, pourra marcher lui aussi sur le feu dans l’espoir que cet acte de purification [en Asie, le feu a un rôle de purification] permettra la réalisation de ses vœux.

Voir aussi : Le festival du feu Nachi no Hi

Les commentaires Découvrez les commentaires de nos voyageurs