La galerie KaiKai Kiki   カイカイキキギャラリー

Date de publication :
Exposition Takashi Murakami au château de Versailles, en 2010

Exposition Takashi Murakami au château de Versailles, en 2010

La sculpture Kaikai exposée chateau de Versailles en 2010.

La sculpture Kaikai exposée chateau de Versailles en 2010.

Takashi MURAKAMI, Cosmos, 1998_1024

Takashi MURAKAMI, Cosmos, 1998_1024

Planète néo-pop

C’est un lieu emblématique de la scène artistique tokyoïte. Takashi Murakami a choisi le quartier de Motoazabu, près de Roppongi, le quartier des musées, pour implanter sa galerie KaiKai Kiki.

Takashi Murakami à Versailles en 2010.

Takashi Murakami à Versailles en 2010.

La Factory de Murakami


Avant d’être une galerie, Kaikai Kiki est le nom de l’entreprise fondée en 1996 par le plasticien japonais Takashi Murakami sous le nom de Hiropon Factory

"À cette époque, explique l’artiste, la factory n’était rien de plus qu’un petit groupe de personnes qui m’assistaient dans la création de mes sculptures et de mes peintures".

C’est en 2001 que cet atelier de production, largement inspiré d’Andy Warhol, devient une véritable entreprise, sous le nom de "Kaikai Kiki Co. Ltd"

De la production d’oeuvres d’art à grande échelle à la direction d’artistes en passant par la vente de produits dérivés, la société emploie aujourd’hui une centaine de personnes à Tokyo et à New York.


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Kaikai & Kiki


L’un est blanc avec de grandes oreilles, l’autre rose à trois yeux. Kaikai et Kiki sont aussi le nom de deux monstres kawaii - qui existent aussi bien sous la forme de sculptures que de héros de films d’animations -, devenus de véritables emblèmes du mouvement Superflat créé par Takashi Murakami dans les années 1990. Un mouvement inspiré aussi bien du Pop art que du manga et des dessins animés.

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"Des artistes qualifiés de « néo-pop », tels que Takashi Murakami ou Yoshitomo Nara traduisent l’anxiété qui a suivi la fin de la bulle économique des années 1980", explique Yuko Hasegawa, directrice artistique du Musée d’art contemporain de Tokyo et commissaire de l’exposition Japanorama au Centre Pompidou-Metz. 

"Ils délivrent un discours qui, au-delà de l’apparente clarté didactique de leurs oeuvres, remet en cause le modèle socio-politique et écologique du Japon."

La sculpture Kiki exposée chateau de Versailles en 2010.

La sculpture Kiki exposée chateau de Versailles en 2010.

Une nouvelle génération d’artistes


La galerie Kaikai Kiki, située au sous-sol d’un immeuble du quartier de Motoazabu, est loin d’être uniquement consacrée à l’oeuvre de Takashi Murakami. L’un de ses principaux objectifs étant, dit-il, "d’encourager et de mettre en avant la prochaine génération d’artistes" en les poussant à donner le meilleur d’eux-mêmes, mais aussi en leur offrant l’opportunité de se faire connaître.

Vous pourrez ainsi voir exposés à la galerie - dont la programmation est assurée par Takashi Murakami lui-même - des artistes japonais et internationaux, tels que son protégé, Mr., la Tokyoïte Chiho Aoshima ou encore le jeune artiste chinois He Xiangyu.

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