Le Jardin Koishikawa Shokubutsuen

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jardin botanique de Koishikawa

jardin botanique de Koishikawa

Le jardin botanique le plus prestigieux de Tokyo

Avec plus de 16 hectares, Koishikawa Shokubutsuen s’impose comme un jardin incontournable de la capitale japonaise. Pourtant, celui qui fut autrefois le fleuron de l’herboristerie nipponne n’attire que peu de visiteurs. Et c’est bien dommage, puisque ce jardin botanique est un véritable régal pour les yeux.

Un haut lieu de l'herboristerie

Un haut lieu de l'herboristerie

Un terrain de recherche depuis le XVIIème siècle

Dans l’arrondissement de Bunkyo, Koishikawa Shokubutsuen fait la fierté des botanistes japonais. Agencé en 1684 sous-ordre du shogun Tokugawa Yoshimune, ce jardin botanique possède une longue histoire avec l’herboristerie.

Tour à tour lieu de science et centre d’une politique humanitaire, Koishikawa Shokubutsuen sert de dispensaire aux nécessiteux. On y cultive alors les plantes médicinales à des fins pharmaceutiques, et on y développe la culture de la patate douce en réponse aux nombreuses pénuries alimentaires qui touchent l’archipel à cette époque.

Si aujourd’hui on ne plante plus d’herbe à cet usage, les pratiquants de la médecine traditionnelle (dite "kanpo") s’approvisionnant chez les particuliers, le lieu reste réputé auprès des historiens pour son passé glorieux. Et c’est régulièrement, que de nombreux amateurs de botanique viennent en pèlerinage dans ce jardin d’exception.

Désormais, c’est en centre de recherche que le jardin brille dans le domaine de l’herboristerie. Rattaché à la prestigieuse Université de Tokyo depuis 1877, Koishikawa Shokubutsuen sert de terrain aux étudiants en sciences naturelles. Il fait partie des meilleurs centres de recherche dans les domaines de l’évolution, de la physiologie et de l’écologie des plantes, et sa bibliothèque interne compte plus de 200 000 ouvrages destinés à l’étude scientifique.

Culture de plantes à Koishikawa Shokubutsuen

Culture de plantes à Koishikawa Shokubutsuen

En 1902, une annexe de 10 hectares a même ouvert ses portes à Nikko, étendant ainsi son influence dans la botanique à d’autres régions du Japon.

Plus de 4000 espèces de plantes

Riche de son histoire, le jardin compte encore aujourd’hui de nombreuses espèces végétales, notamment en provenance d’Asie de l’Est (Japon, Corée du Sud, Taiwan et Chine), source première des beautés qui le peuplent.

Désormais, ce sont plus de 4 000 variétés de plantes, 1 400 espèces d’arbres, presque autant d’herbes en tout genre, et près de 1 100 espèces tropicales que le jardin botanique abrite. Un panaché intéressant, qui donne à Koishikawa Shokubutsuen un visage singulier et coloré.

Parfaitement agencé, le jardin compte ainsi plusieurs zones distinctes, dont le jardin japonais, un espace forestier parsemé de grandes allées verdoyantes, et une serre dédiée à la protection des espèces endémiques. Cette dernière est d’ailleurs régulièrement alimentée, puisque le jardin fait partie d’un programme de sauvegarde des espèces en voie d’extinction en provenance des îles Bonin et Yakushima.

le jardin japonais de Koishikawa Shokubutsuen

le jardin japonais de Koishikawa Shokubutsuen

Serre à Koishikawa Shokubutsuen

Serre à Koishikawa Shokubutsuen

Les arbres offrent des couleurs diverses

Les arbres offrent des couleurs diverses

Un espace de loisir

De part sa diversité, Koishikawa Shokubutsuen offre une balade vivifiante tout au long de l’année. Et s’il est particulièrement apprécié au printemps lorsque les cerisiers sont en fleurs, c’est également en automne qu’il connaît un pic de visiteurs, quand les momiji rougissent et teintent de rouge les différentes zones du parc.

A noter enfin que ses grands espaces permettent les pique-niques. Et que quelques distributeurs ont vu le jour à l’entrée du jardin botanique dans le but d’attirer la foule, trop rare.

Momiji à Koishikawa

Momiji à Koishikawa

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