Le jardin de Shinjuku, une bouffée d'air à Tokyo   新宿御苑

Date de publication :
Particulièrement apprécié, le jardin de Shinjuku attire les japonais, les touristes et les photographes pendant toute la fleuraison des cerisiers.

Particulièrement apprécié, le jardin de Shinjuku attire les japonais, les touristes et les photographes pendant toute la fleuraison des cerisiers.

Shinjuku-gyoen : Jardin impérial de Shinjuku

Le jardin de Shinjuku, surnommé "oasis urbaine", est l’un des parcs les plus importants de la capitale. Ses cinquante-huit hectares et ses quelque dix-mille arbres constituent une véritable bouffée d’oxygène, à quelques minutes du bouillonnant quartier de la gare de Shinjuku. Au printemps, le parc devient une véritable attraction lors de la floraison de près de 2000 cerisiers.

La longue histoire du jardin de Shinjuku-gyoen

Avant de devenir le deuxième plus grand parc de la capitale (derrière le Parc Yoyogi Koen), Shinjuku-gyoen  fut la propriété de la famille de Kiyonari Naito, un daimyo (seigneur féodal) qui reçut ces terres du shôgun Ieyasu Tokugawa, à l'époque Edo (1603-1867).

À l’ère Meiji (1868-1912), le site devint la propriété de l’Etat. Dès 1872, il servit de terrain de recherche pour la promotion des techniques agricoles modernes. Plantations d’arbres fruitiers, de légumes, sériciculture et même élevages : tout fut expérimenté dans ce grand espace urbain afin d’améliorer les techniques et les variétés agricoles produites au Japon.

Plus tard, avec la mode des jardins botaniques, on le rebaptisa "jardin de plantes". Il garda sa fonction de jardin d’expérimentation mais on y ajouta une ferme, des mares à canards et à poissons et même un parc zoologique (qui fut ensuite transféré dans le parc d’Ueno, son emplacement actuel). Le site appartenait alors à la famille impériale. On y entreprit la culture des orchidées et de fleurs tropicales en serre, une première dans l’histoire du Japon. Des cèdres de l’Himalaya, des sycomores et autres espèces étrangères furent plantées et le jardin joua un rôle primordial dans le développement de l'agriculture et de l'horticulture au Japon.

En mai 1906, le site devint le jardin national Shinjuku Gyoen, et la cérémonie d’ouverture fut présidée par l’empereur Meiji  pour célébrer la victoire du Japon dans la guerre russo-japonaise. Plus tard, à l’ère Taisho (1912-1926), un terrain golf fut même aménagé sur le terrain du jardin à l'occidentale. Le jardin souffrit beaucoup des bombardements de la Seconde Guerre mondiale et en décembre 1946, le gouvernement japonais décida d'en faire un parc national.

Aujourd’hui encore  Shinjuku Gyoen a gardé une partie de son rôle dans l'horticulture et est célèbre pour sa culture de  chrysanthèmes et ses activités de conservation d'espèces végétales en voie de disparition

Au printemps, les 1 500 cerisiers du jardin de Shinjuku se parent de millions de pétales de cerisiers.

Au printemps, les 1 500 cerisiers du jardin de Shinjuku se parent de millions de pétales.

hanami

Un tapis de pétales durant le hanami au Shinjuku Gyoen

Trois jardins différents dans un même parc

  • Le  jardin japonais, le plus ancien des trois, est un jardin paysager traditionnel agencé autour d’un étang parsemé d'îlots et de ponts. Il comprend plusieurs pavillons dont le Kyu Goryotei ("ancien palais"), de style chinois. Offert à l'occasion du mariage de l'Empereur Shôwa par la communauté japonaise résidant à Taïwan, il est également  nommé "Pavillon de Taïwan". De ce bâtiment aéré, on a une superbe vue sur le jardin. A l’automne, le jardin accueille une exposition de chrysanthèmes cultivés par les horticulteurs de Shinjuku-gyoen très visitée tandis qu’au printemps ses cerisiers en fleurs attirent des milliers de visiteurs. Une maison de thé permet de se désaltérer tout en appréciant la beauté du lieu.

  • A l’Est du parc, le jardin à la française contraste par sa symétrie. Il fut créé à la fin du XIXème siècle  par le paysagiste Henri Martinet qui était l’intendant des jardins de Versailles. Ici ce sont les rosiers aux multiples couleurs, qui en font sa renommée et attirent les photographes.


  • Le jardin paysager anglais, dans le plus pur style des jardins britanniques comprend un vaste espace couvert  de pelouses ombragées par de nombreux arbres et entourées de cerisiers sauvages. C’est l’endroit idéal pour se reposer ou pique-niquer, surtout à la saison des cerisiers en fleurs. Sa tour centrale de 30 mètres de haut et couvertes de tulipes est l'un des emblèmes du parc.

Kyu Goryotei, Shinjuku Gyoen

Le Shinjuku Gyoen regroupe trois styles de jardin: à l'anglaise, à la japoansie et à la française

Le Shinjuku Gyoen regroupe trois styles de jardin : à l'anglaise, à la japonaise et à la française.

Parc Shinjuku Gyoen

Parc Shinjuku Gyoen et ses serres tropicales de 2012

Outre ces trois jardins, le parc comporte une  immense serre (près de la porte d’entrée Ookido). On s’y promène à travers  une mini-jungle, des espaces où poussent  diverses espèces  de plantes et fleurs tropicales et une marre couverte de lotus.

Des zones boisées, des pelouses, une galerie d'art,  un restaurant, des kiosques et un centre d'information font de cet endroit un paradis pour les visiteurs en quête de calme et de verdure.

Trois entrées permettent l'accès (payant) au parc : la porte de Shinjuku située au Nord, la porte  Ookido à l'Est et la porte de Sendagaya au Sud.

Les commentaires Découvrez les commentaires de nos voyageurs