Kanda Myôjin   神田明神

Date de publication :
entrée du kanda myojin

L'imposante porte rouge vermillon ornementée de dragons du sanctuaire.

Entrée Kanda Myojin

Détail de l'entrée du sanctuaire Kanda Myojin à Akihabara (Tokyo).

Ema du Kanda Myojin

Les fans de manga se régaleront d’admirer les illustrations sur les ema !

Torii Kanda Myojin

Le grand torii du sanctuaire Kanda Myojin, près d'Akihabara.

kami kanda myojin

Kanda Myojin abrite les kami Ebisu et Daikoku, respectivement divinité de la pêche et divinité du commerce

Un sanctuaire pour les mangas

Situé dans un arrondissement assez peu touristique de Tokyo, Kanda Myôjin peut facilement être négligé par les voyageurs. Il n’en reste pas moins très fréquenté par les locaux et est un lieu important depuis l'époque d’Edo (1603-1868).

Le sanctuaire Kanda Myôjin est situé dans l'arrondissement de Chiyoda à Tokyo.

Un lieu discret

Niché derrière les bureaux et immeubles résidentiels de Nihonbashi, le sanctuaire Kanda Myôjin contraste avec l’agitation d’Akihabara, pourtant à quelques encablures de là. Il se dévoilera à ceux qui sauront repérer le grand torii en bronze qui en marque l'entrée. 

Son imposante porte rouge vermillon ornementée de lions légendaires prépare ensuite à son importance : fondé au VIe siècle, en l’an 730, le sanctuaire était déjà considéré à l'époque d’Edo comme un important lieu de culte. Il est censé veiller sur les quartiers environnants. Le sanctuaire, détruit plusieurs fois par les séismes, fut reconstruit pour la dernière fois en 1934.

Lire : Yasukuni-jinja, le sanctuaire aux chrysanthèmes 

Kanda Myôjin abrite les kami Ebisu et Daikoku, divinités de la pêche et du commerce. Ebisu est aussi le dieu de la prospérité, alors que Daikoku symbolise la richesse (deux concepts tout de même assez proches). Rien d’étonnant donc, à ce qu’ils soient vénérés ensemble pour la bonne fortune. 

Un troisième dieu est vénéré dans le sanctuaire : Taira Masakado (903-940), un seigneur du Xe siècle déifié pour ses actions. Aujourd’hui, de nombreux Japonais viennent prier au Kanda Myôjin pour la bonne santé financière de leur entreprise.

Là où prient les informaticiens

Plus précisément et sans doute à cause de la proximité du quartier d’Akihabara, l’arrondissement de Tokyo réputé pour sa culture geek, manga et électronique, Kanda Myôjin est aussi devenu un sanctuaire particulièrement populaire auprès des entrepreneurs en électronique et informatique. Que ce soit pour la protection d’un ordinateur ou pour la réussite d’un commerce dans ce secteur, c’est là qu’il faut venir prier. De fait, on trouve un charme de bonne fortune spécialement pour les informaticiens, avec des motifs de circuit imprimé !

Mais les surprises ne s’arrêtent pas là : s’il y a une chose amusante à venir voir dans ce sanctuaire geek, ce sont bien les plaquettes votives (ema). Sans doute aussi à cause des fréquentations d’Akiba, les plaquettes servent très souvent de support pour des dessins de manga : en les observant, vous trouverez certainement bon nombre d’illustrations. Les fans de manga se régaleront d’admirer des illustrations originales directement sur les ema !

Le point de départ du Festival Kanda

Au-delà de cette appropriation récente du sanctuaire par les communautés geek, le Kanda Myôjin est surtout connu pour être le point de départ d’un des plus grands festivals de Tokyo : le Kanda Matsuri. Organisé à la mi-mai, il n’a lieu que tous les deux ans (alternativement avec l’autre grand festival de Tokyo, le Sanno Matsuri).

Comme dans la plupart des festivals traditionnels, les festivités consistent en une semaine entière d’événements divers et variés, dont le point d’orgue est une parade d’une journée entière dans le centre de Tokyo. Plusieurs parades de mikoshi (chars portés par des équipes locales) sont aussi organisés pour l’occasion. Par cohérence avec les dieux abrités dans le sanctuaire Kanda Myôjin, le Kanda Matsuri célèbre la richesse et la bonne fortune.

Lire aussi : Le festival Kanda

Les commentaires Découvrez les commentaires de nos voyageurs