Meguro   目黒

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Les abords de la rivière Meguro à l'heure du Hanami

Les abords de la rivière Meguro à l'heure du Hanami

Institut d’Etude de la nature, Meguro

Institut d’Etude de la nature, Meguro

Un jardin intérieur au Gajo-en.

Un jardin intérieur au Gajo-en.

L'oeil noir de la ville

Tout près du centre de la capitale  mais loin de ses excentricités et de son ostentation, Meguro est un havre de paix à seulement quelques minutes de train des foules de Shibuya. Découvrez-y un Tokyo tranquille et familial où nature et lieux historiques sont bien présents.

Ne vous laissez pas décevoir par l’aspect ordinaire du quartier à la sortie de la gare. Tout près de là, en plein cœur de la capitale, se trouve le Shizen-Kyoiku-En, l’Institut d’Étude de la nature, qui offre 200 000 m2 d’espaces verts où oiseaux et insectes de toutes sortes s’en donnent à cœur joie. 

Juste à côté du parc se trouve le Musée d'art métropolitain Teien de Tokyo qui fut la résidence du prince Asaka (entre 1933 et 1947) puis celle des premiers ministres du Japon de l’après-guerre (1947–1950). Ce beau bâtiment de style art déco construit en 1933 est entouré de jardins et de sculptures.

Le Meguro Gajo-en, un extravagant bâtiment construit en 1928 mais entièrement rénové en 1988, est l’attraction principale du quartier. Il abrite, outre un antique escalier déclaré « Bien culturel », une galerie de peintures anciennes, des restaurants, un hôtel et des jardins. Il est très prisé pour les cérémonies de mariage.

En descendant la ruelle sinueuse qui mène au Gajo-en, on trouve, sur la gauche, le temple ésotérique Daien-ji. Fondé en 1624, il est  célèbre pour ses Gohyakurakanji, 519 statues de rakan, disciples de Bouddha. Ces statues sont censées apaiser l’âme des victimes d’un incendie qui s'est déclenché dans ce temple et qui détruisit une bonne partie de la capitale en 1772.

On peut également admirer des statues des rakan, en bois cette fois, au temple Gohyakurakan-ji. C'est le moine zen Shôun qui aurait sculpté plus de 300 statues, toutes avec des expressions différentes, entre 1687 et 1695.

Rose et noir

À chaque printemps, la rivière Meguro connaît son heure de gloire grâce à la myriade de cerisiers qui la bordent. Ignorée le reste de l’année, elle attire des milliers de visiteurs au moment de la saison des sakura (cerisiers en fleur).

Si vous lisez le japonais, vous vous êtes peut-être demandé pourquoi le quartier s’appelle Meguro (目黒 ), « l’œil noir ». Eh bien, il semblerait que ce nom tire son origine de la divinité principale du temple Ryusenji, le plus ancien temple japonais dédié à Fudō-Myō et connu également sous le nom de Meguro Fudoson. Fudō-Myōō, le maître immuable, qui est une déité du panthéon bouddhique japonais. C'est  le plus important des cinq rois protecteurs de Bouddha. Celui de Ryusenji a les yeux noirs…

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