Musée Nezu   根津美術館

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Un paravent de bambou protège le musée Nezu de l'agitation voisine.

Un paravent de bambou protège le musée Nezu de l'agitation voisine.

Fermé en 2006, le musée Nézu a pu rouvrir ses portes en 2009 avec un nouveau bâtiment.

Fermé en 2006, le musée Nézu a pu rouvrir ses portes en 2009 avec un nouveau bâtiment.

Les visiteurs viennent autant au musée Nezu pour contempler la beauté du jardin que pour découvrir les œuvres d’art.

Les visiteurs viennent autant au musée Nezu pour contempler la beauté du jardin que pour découvrir les œuvres d’art.

Un autre monde…

A quelques minutes de l’avenue Omotesando, nouveau temple de la consommation, le musée privé Nezu cristallise une autre relation à l’espace, plus intime et plus sensible.

Un paravent de bambous, une allée bordée de galets, un mur aux couleurs chaudes invitent dans un « lien entre » à passer dans un autre monde, à l’écart des agitations et des signes ostentatoires avoisinants. Après trois ans et demi de fermeture, le musée, véritable oasis urbaine, a fait peau neuve pour rouvrir en octobre 2009. L’architecte KUMA Kengo a créé dans une merveille végétale un édifice aux murs de verre soutenant un impressionnant toit de tuiles. L’attention portée à l’environnement caractérise le travail de ce bâtisseur qui a imaginé la future Cité des Arts et de la Culture de Besançon qui a été choisi pour l’aménagement du quartier des entrepôts MacDonald à Paris et qui réalise à Dundee (Ecosse), une antenne du Victoria et Albert museum. Comme les maîtres jardiniers japonais, il intègre des éléments du lointain, une technique dite du « paysage d’emprunt », se fondant sur le principe de ne pas opposer le dehors au dedans.

D’imposantes sculptures

Les visiteurs viennent autant pour contempler la beauté du jardin que pour découvrir les œuvres d’art qui ont été collectionnées par NEZU Kaichirô (1860-1940), un entrepreneur qui fit fortune en investissant dans les chemins de fer. Son fils établit une fondation et ouvrit au public, en 1941, la résidence familiale, détruite sous « les terrifiants bombardements incendiaires des superforteresses américaines » comme l’écrit Robert Guillain dans son livre J’ai vu brûler Tokyo. Heureusement, les collections avaient été transférées hors de la capitale. Parmi les sept mille œuvres acquises, d’imposantes sculptures bouddhiques, des pièces anciennes de la Chine (dont des bronzes ancestraux) et du Japon, des rouleaux peints, des calligraphies, des tissus de kimonos, des ustensiles pour la cérémonie du thé en particulier quelques belles céramiques coréennes et des bols japonais de style raku (poterie à la glaçure translucide) sont exposés. Un havre de paix à ne pas manquer.

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