Pasona, une ferme à Tokyo   パソナ

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L'immeuble de la société Pasona à Tokyo

L'immeuble de la société Pasona à Tokyo

Jardinage au sein de lImmeuble de Pasona

Jardinage au sein de lImmeuble de Pasona

Sur 9 niveaux, 200 espèces de fruits et légumes poussent au milieu des espaces de travail aménagés

Sur 9 niveaux, 200 espèces de fruits et légumes poussent au milieu des espaces de travail aménagés

Le potager de bureau

Sur les murs extérieurs des fleurs éclosent, aux étages poussent fruits et légumes. En plein coeur de la plus grande métropole du monde, la ferme urbaine Pasona a de quoi surprendre.

Siège de la ferme Pasona à Tokyo

Siège de la ferme Pasona à Tokyo

L’aventure agricole et écologique du groupe Pasona a débuté en 2003.

Une ferme en sous-sol

Cette grande entreprise spécialisée en ressources humaines avait alors créé Pasona 02, une ferme souterraine installée sous une banque dans le quartier financier de Tokyo. Sur une surface de 1 000 m², tout en sous-sol,  le groupe y cultivait des fleurs, des herbes aromatiques, des fruits et légumes et même du riz. Des étudiants en agriculture s’occupaient de faire pousser tout cela.

Une nouvelle ferme sur plusieurs étages


En 2010, la deuxième plus grande société de ressources humaines au Japon (8 000 employés) décide d’installer son siège dans un bâtiment datant de 1950 dans le quartier de Chiyoda, à quelques enjambées de la gare de Tokyo. Les travaux de rénovation sont confiés à l'architecte Yoshimi Kono du cabinet new-yorkais KonoDesigns qui y intégrera et développa le concept de ferme urbaine. Avec sa façade végétalisée, le bâtiment éponyme, Pasona, deviendra  la plus grande ferme verticale au monde située dans un immeuble de bureaux.

Lire : Les fermes autour de Tokyo invitent à la cueillette

Sur un total de 20 000 m² répartis sur 9 niveaux, 200 espèces de fruits et légumes poussent sur une superficie de 4 000 m² au milieu des espaces de travail aménagés en open space. Les employés y travaillent en symbiose avec les végétaux. Une petite rizière de 150 m² occupe le hall d'entrée. Ses trois récoltes annuelles permettent d’obtenir jusqu'à 150 kilos de riz et de confectionner 3 000 onigiri (boulettes de riz) par an. Les légumes et fruits du soleil sont très bien représentés, tomates, citrons, aubergines et même fruits de la passion ou encore papayes côtoient haricots, salades, brocolis et autres légumes verts que les employés du siège (2 000 personnes) ont le privilège de retrouver dans leur assiette à la cantine de l'entreprise.

Une petite rizière de 150m² occupe le hall d'entrée de Pasona

Une petite rizière de 150m² occupe le hall d'entrée de Pasona

Le bonheur est dans la ferme


Parmi les différentes techniques de culture utilisées, l'hydroponie est privilégiée dans de nombreux cas. L’éclairage, l’arrosage et un  système de contrôle climatique sont presque entièrement automatisés mais, comme pour Pasona 02, des étudiants en agriculture viennent régulièrement s’occuper des cultures. Les employés sont également vivement encouragés à participer aux travaux de jardinage et de récolte. Cette activité pratiquée au sein même de l’entreprise, dans un environnement verdoyant et relaxant, aurait d’ailleurs des effets bénéfiques sur le moral du personnel et aurait amélioré les relations entre collègues. Selon Pasona, la productivité aurait augmenté de 12% et l'absentéisme diminué. C’est bien connu, le  jardinage détend, et quoi de plus sympathique que de discuter, entouré des fruits et légumes dont on s’est occupé ensemble et que l’on voit grandir ? De plus, la société  a fait savoir qu’avec ce projet, ses émissions de CO2 ont baissé de deux tonnes par an.

Voir : Utsukushi mura, les plus beaux villages du Japon

Ce tableau idyllique doit néanmoins être nuancé : l'énergie dépensée pour les cultures est considérable et la société n’est pas autosuffisante. Cependant, Pasona a opté pour une politique de développement durable et ambitionne de racheter d’anciennes fermes abandonnées et d'inciter les jeunes générations à s’engager dans les métiers agricoles. Lorsque l'on sait que le Japon est le quatrième importateur mondial de produits agroalimentaires, cela semble être une excellente  initiative.

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