Le château d'Edo, coeur de Tokyo   江戸城

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Le chateau d'Edo à l'époque des Tokugawa

Le chateau d'Edo à l'époque des Tokugawa, peinture sur paravent.

Carte d'Edo en 1840

Carte d'Edo à la veille de l'époque Meiji avec au centre le château d'Edo et le quartier de Marunouchi.

Le château d'Edo

Le château d'Edo a été détruit par les bombardements.

L'ancien donjon

La base de l'immense donjon d'Edo qui pourrait être reconstruit dans le futur.

Le Palais Impérial à Tokyo

L'intérieur du Palais Impérial à Tokyo n'est accessible que deux fois dans l'année: le 2 janvier et le 23 décembre.

Dans le palais des shoguns

La ville actuelle de Tokyo est bâtie autour d’un cœur : l’ancien château. Ce cœur n’est plus aujourd’hui qu’une coquille vide abritant encore quelques souvenirs illustrant l’époque de sa splendeur.

Un château et une ville

Tokugawa Ieysasu, le premier shogun d’Edo, ordonna la construction d’un immense château dans sa nouvelle capitale Edo dès 1593. Il ne sera achevé qu’en 1636. D’un périmètre de 16 kilomètres, il était le plus grand château du monde. Son plan complexe est divisé entre différente sections, séparées par des douves longues de plusieurs dizaines de kilomètres. Les travaux de terrassements, impliquant 300 000 hommes, permirent de creuser les douves et de gagner le terrain de la ville d’Edo sur la mer. La ville s’est ainsi bâtie grâce au château, et de nombreux quartiers gardent des noms évoquant les portes et esplanades du château.

Les différentes sections du château d'Edo furent réutilisées par la suite. En 1888, la zone du Nishinomaru devint le palais impérial tandis que le Kitanomaru accueille aujourd’hui le grand hall du Budokan. Le Marunouchi devint par la suite le quartier de la gare de Tokyo et un centre d’affaires.

Le palais du shogun

Le cœur du château d'Edo, constitué du sannomaru (3e enceinte), du ninomaru (2e enceinte) et du honmaru (le palais du shogun) constitue désormais un parc ouvert au public. Par le passé il était dominé par un immense donjon de 51 mètre, le plus haut de son temps qui fut réduit en fumée par un incendie en 1657 et dont on ne conserve aujourd’hui que les bases en pierre. Les murs des douves hauts de 22 mètres donnent une idée du gigantisme des lieux.

Le palais lui-même, aujourd’hui une esplanade verte, était constitué du Ôomote (palais officiel), du Nakaoku (palais intermédiaire) et de l’Ôoku (palais privé où résidait le shogun avec son serail). Le palais fut détruit par un incendie en 1873 et ne fut jamais occupé par les empereurs.

De cet édifice hors normes, il n’existe plus aujourd’hui que de rares bâtiments ayant survécu aux incendies : postes de gardes, baraques de soldats et tours de défense. La plus intéressante étant sans doute la Fujimi Yagura, une tour d’où - dit-on - on pouvait voir le Mont Fuji par temps clair, et qui est la mieux conservée de l’ensemble. Ce sont surtout les ruines de pierre et ses blocs immenses qui attirent aujourd’hui l’œil. Le parc est planté de cerisiers et charme la vue au printemps, surtout autour du Budokan.

D'un palais à un autre

La section accueillant le palais impérial est de nos jours fermée au public et nous n’en verrons que ses ponts : le Seimon ishibashi et le Seimon tetsubashi ainsi que le vaste parc de pins, arbre emblématique du pouvoir.

Visiter les restes du château d'Edo sans recherches serait dommage. Le lieu garde le souvenir de toutes les grandes heures du shogunat, dont le célèbre épisode des 47 ronins d’Ako ou les troubles de la fin de la période Edo. C’est un condensé délaissé de l’histoire de Tokyo.

Récemment un collectif s’est formé pour proposer la reconstruction du donjon d’Edo et redonner à la ville un emblème de son passé et un point de repère. L’idée vous plaît-elle ?

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