Misasa   三朝

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Le kawara-buro de Misasa

Unique en son genre ce kawara-buro, bain chaud au bord de la rivière, fait la célébrité de Misasa.

Misasa Radon, la mascotte de la ville

A l'origine du succès de la ville, le radon a même sa mascotte !

La grenouille de Misasa

Espèce star de la région de Misasa, la grenouille Kajira y a même sa statue mais aussi son pont !

L'ashiyu de Misasa

Pour les plus réservés, le bain public pour les pieds de Misasa est là !

L'ascension du mont Mitoku

La montée du Mont Mitoku peut être parfois abrupte et il faut de temps en temps s'aider des racines pour monter !

Le Monju-do

Depuis le premier temple du Mont Mitoku, le Monju-do, la vue est incroyable.

Le Nageire-do

Le Nageire-do, temple accroché sur une falaise, attire tous les ans des centaines de crapahuteurs.

Fontaine de jouvence au radium

Misasa signifie littéralement « trois matins » et d’après la légende c’est le temps qu’il faut passer à se baigner dans les bains de la ville pour être complétement remis en forme.

Ce petit village à quelques kilomètres au Sud-Est de la ville de Kuroyashi et de Tottori se distingue depuis plus de 1000 ans par ses sources d’eaux chaudes enrichies naturellement en radium et au radon (de façon non dangereuse donc). Des composés censés remettre en forme et rajeunir de façon radicale les baigneurs. Tous les ans la ville organise même le festival Marie Curie, en l’honneur de la chimiste et physicienne à l’origine de la découverte du radon, un gaz issu du radium.

La ville dispose d’une rue commerçante située près du kawara-buro, où l’on trouve des magasins de souvenirs et la majorité des ryokan. Tous les dimanches les artisans et commerçants y organisent un marché fort sympathique. Non loin de là, le parc Furusato Kenko-maru, construit dans le lit asséché d’une rivière permet de découvrir la céramique japonaise à la mode de la région de Tottori.

Bain alors !

On y trouve aussi une petite bizarrerie pour ce pays réputé si pudique : un bain public extérieur et mixte (où l’on s’y baigne nu évidemment, mais toujours avec sa petite serviette de protection). Ce kawara-buro se trouve sur les berges de la rivière Misasa qui traverse la ville. Les plus timides pourront se contenter du ashiyu, bain de pieds public adjacent. L’été on peut y apercevoir la très rare et belle kajika, une espèce de grenouilles quasiment sacrée dans la région.

Sandales de randonnée

L’histoire de la ville est étroitement liée avec celle du Sanbutsu-ji, complexe de temples situé sur le non moins célèbre Mont Mitoku au sud-est de la cité.

Au début du XIIe siècle, un des membres du clan Minamoto alors en disgrâce, vient prier au Sanbutsu-ji pour que son clan revienne au pouvoir. En descendant d'un des temples, il croise un loup blanc, songe à le tuer d’une flèche mais renonce en vertu de la philosophie bouddhiste. Bien lui en a pris d’avoir épargné ce loup car c’était un envoyé de bouddha. Celui-ci vint alors le visiter en songes pour le remercier et par là même lui indiquer l’emplacement d’une source sacrée à exploiter : Misasa. L’homme s’exécute et le clan Minamoto connut un retour en grâce.

L’ascension du Mitoku pour atteindre le Nageire-do, temple littéralement accroché à une falaise, vaut le détour, elle peut cependant être un peu dangereuse (voir la vidéo) et nous ne la conseillons pas aux personnes fragiles.

Au pied du mont un gardien vérifie que les visiteurs portent bien des chaussures de randonnée adaptées à l’ascension, si ce n’est pas le cas, il vous donnera des sandales en paille de riz, en théorie mieux adaptées à la montée…L’ascension et la descente prennent environ deux heures.

Un aperçu de ce que peut être l’ascension :

Au cours de la montée, les visiteurs rencontrent un premier temple : le Monju-do, d’où la vue est absolument superbe sur la vallée, puis le Jizô-do, les petits temples Umanose et Ushinose, une grotte pleine de temples et enfin le Nageire-do. Le Nageire-do et sa structure restent un mystère pour les experts qui ne savent toujours pas comment il fait pour tenir sur cette falaise. La légende, elle, veut que le moine En No Gyoja ait littéralement « lancé » le temple sur la falaise depuis la vallée. 

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