Le semi-marathon de Mikata   みかた残酷マラソン

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Départ du semi-marathon de Mikata

Départ du semi-marathon de Mikata

Souffrance des coureurs dans les côtes

Souffrance visible des coureurs dans les côtes

Les descentes sont aussi difficiles pour l'organisme

Les descentes sont aussi difficiles pour l'organisme

Toute la population participe à la fête !

Toute la population participe à la fête !

Une belle montagne de souffrance

Depuis 25 ans, une course folle a lieu dans les montagnes de Hyôgo. Le Mikata Zankoku Marathon c’est 24 kilomètres de montées et de descentes usantes qui pourtant rassemblent les foules et provoquent l’admiration des spectateurs.

Les beaux paysages du Hyôgo

Les beaux paysages du Hyôgo, cultures en terrasse

Beau mais difficile

Tout commence dans le village de Kami, béni des dieux pour sa beauté car il est inscrit à l’inventaire des plus beaux villages du Japon, dans le district de Mikata (préfecture de Hyôgo). Sûrement un endroit très beau, mais surtout le lieu de toutes les souffrances physiques car le semi-marathon qui s’y déroule chaque année depuis 1993 est le plus difficile de tous. Pour l’année 2018, ce sera le dimanche 10 juin que 3 000 participants, dont 73% d’habitués, viendront se mesurer bien plus à eux-mêmes qu’aux autres coureurs durant le Mikata Zankoku. Zankoku signifie "cruel", c’est dire ! Un dénivelé de 400 mètres à avaler plusieurs fois lors d’incessantes montées et descentes à travers le très beau Parc quasi-national de Hyônosen-Ushiroyama-Nagisan, entouré de montagnes dépassant les 1 000 mètres. Décor idyllique pour effort terrible, forêt luxuriante, culture en terrasse des rizières, mais jamais de passage à plat pour reposer les gambettes de nos athlètes.

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La course de toute une communauté 

L’intérêt réside aussi dans le fait que tous les habitants de la région veulent participer à la fête, donc le tracé de la course passe par tous les quartiers du village de Kami pour chacun en profite. Les bénévoles, des jeunes du village, étudiants, jusqu’aux personnes âgées se prêtent au jeu et encouragent avec force chaque coureur, du premier au dernier. Nombreux sont ceux qui tendent leur main dans l’attente d’une tape amicale et pour pouvoir lancer un "ganbare" (courage) en retour ! Des musiciens sont disposés le long du parcours pour faire de cette course une fête. Des groupes de lycéens organisent des danses yosakoi, autant pour divertir que pour encourager. La veille de la course déjà la fête avait commencé avec des concerts et un loto pour se mettre dans l’ambiance.

À l’arrivée, l’accueil des habitants est à la hauteur des efforts démesurés des coureurs, chaleureux et gouteux car chacun se voit offrir un bon repas. Les six premiers ont droit à des lots issus de la production locale, comme du boeuf de Tajima, l’équivalent régional du boeuf de Kobe et du riz nouveau.

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