Tsuruoka   鶴岡

Date de publication :
Tsuruoka Musée Chido

L’ancienne mairie du quartier de Nishitagawa

Les tables à l'extérieur à la ferme auberge Naa.

Les tables à l'extérieur à la ferme auberge Naa

Le musée de la soie de Matsugaoka

Le musée de la soie de Matsugaoka

Gastronomie et traditions dans la région du Shônai

Alliant riche patrimoine, produits locaux variés et terres spirituelles, la troisième ville de la préfecture de Yamagata a bien des atouts

Avec 130 000 habitants, Tsuruoka est la troisième plus grande ville de la préfecture de Yamagata, après le chef lieu éponyme et Sakata. 

Mer et montagnes

Située à quatre heures environ en train, au nord ouest de Tokyo, elle offre un environnement privilégié au pied des montagnes et à deux pas de la mer. La cité paisible et authentique sert également de point de départ pour rayonner dans le Dewa Sanzan, les trois montagnes sacrées parcourues par les pèlerins. Le mont Gassan, qui culmine à 1 984 mètres, le mont Haguro à 414 mètres, et le mont Yudono à 1 504 mètres, sont la terre spirituelle du shugendô, religion des ermites yamabushi, littéralement "ceux qui dorment dans les montagnes".

Mélange de trois cultures

L’histoire de Tsuruoka remonte à l’époque d’Edo (1603-1868). Le domaine de Shônai, sur le littoral de la préfecture de Yamagata, était dirigé par le seigneur Sakai, l’un des quatre généraux du clan Tokugawa. La ville prospérait comme centre administratif du domaine.

Elle reste encore fortement marquée par le mélange de trois cultures : celle d’Edo, par le biais de son seigneur qui était un vassal héréditaire des Tokugawa, celle de Kyoto et d’Osaka liée à la route commerciale des Kitamaebune, ces navires qui empruntaient la mer du Japon d'Osaka à Hokkaido, et enfin la culture de la région du Tôhoku dont fait partie la préfecture du Yamagata.

Parmi son riche patrimoine, figurent ainsi le vaste musée Chidô au cœur de la ville, l’école de samouraïs Chidôkan fondée en 1805, la seule qui subsiste dans la région du Tohôku, ou encore les terres défrichées Matsugaoka, où les samouraïs désoeuvrés après l’abolition de la classe ouvrière se sont lancés dans l’élevage des vers à soie.

Première ville créative de l’Archipel

Tsuruoka regorge d’ingrédients variés en toute saison. Ses edamame, appelés dadachamame ("dadacha" signifiant père dans le dialecte régional), sont notamment réputés pour être les meilleurs du Japon. En 2014, la ville est la première de l’Archipel à rejoindre le réseau de l’Unesco des villes créatives dans le domaine de la gastronomie.

Elle dispose d’une variété de bons restaurants privilégiant les produits locaux, de la ferme auberge biologique Naa au restaurant gastronomique italien Al-ché-cciano. En haut du mont Haguro, au shukubô Sakai situé près du sanctuaire Sanjin Gosaiden, on peut même savourer la cuisine végétarienne des moines.