Chidôkan   庄内藩校 致道館

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Tsuruoka Chidôkan

L'entrée principale de Chidôkan

Tsuruoka Chidôkan

Dans l'école de Chidôkan

Tsuruoka Chidôkan

Cahiers de l'école de Chidôkan

Vieille école pour jeunes samouraïs

Dans le centre de Tsuruoka, découvrez l’ancienne école du clan Shônai, qui formait les garçons de l’élite locale à l’époque d’Edo. 

L'école de samouraïs Chidôkan a été fondée en 1805 par Tadaari Sakai, le 9e seigneur du clan Shônai, pour réhabiliter une administration corrompue. L’école était alors fréquentée par 350 élèves environ et réservée à une élite, les garçons des samouraïs du domaine. Les autres enfants, eux, étaient formés dans des temples bouddhistes.

Les études débutaient à l’âge de dix ans et pouvaient continuer jusqu’à 30 ans. Elles comptaient cinq grades différents : Kutôsho, équivalent à l’élémentaire, Shûjitsuzume pour le collège, Gaisha pour le lycée, Shishasei puis Shasai pour le niveau universitaire.

Les trois portes

Les trois entrées de l’école sont toujours existantes. Il y a la principale, omote gomon ou la porte de devant, empruntée autrefois par les seigneurs et aujourd’hui par les visiteurs. La seconde, nishi gomon ou la porte de l’ouest, pour les professeurs. La troisième, higashi gomon ou porte de l’est, pour les élèves.

Chidôkan se compose également d’un beau kôdô, vaste auditorium où se tenaient les cérémonies d’ouverture et autres rassemblements, de pièces en tatamis où se rendait le seigneur quand il venait sur place et du sanctuaire Seibyô, où des rites en l’honneur de Confucius étaient donnés en février et en août. Mais les classes, elles, ont disparu. On aperçoit seulement leurs contours dessinés au sol.

A l'école de Confucius

Chidôkan a adopté la doctrine du penseur japonais Ogyû Sorai (1666-1728), quand plusieurs autres clans ont préféré l’école de Zhu Xi (1130-1200), l’un des maîtres du confucianisme en Chine. L’enseignement, basé principalement sur la lecture et l’écriture, favorisait l’épanouissement des capacités naturelles des élèves.

L’école a fermé ses portes en 1892. Dans les salles, on peut voir encore aujourd’hui quelques cahiers et manuels, ainsi qu’une étonnante carte du monde datée de 1796 ! Il existait 280 établissements de ce type à l’époque d’Edo. Chidôkan est le seul qui subsiste actuellement dans la région du Tôhoku.

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