Le mont Haguro   羽黒山

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La randonnée débute à la porte Zui-shin-mon.

La randonnée débute à la porte Zui-shin-mon.

La pagode du mont Haguro

La pagode du mont Haguro

Le sentier du Dewa Sanzan, dans la montagne de Yamagata

Le sentier du Dewa Sanzan, dans la montagne de Yamagata

Un yamabushi soufflant dans son horagai.

Un yamabushi soufflant dans son horagai.

Randonnée au pays des ermites

Le plus petit mont du Dewa Sanzan, recelant pagode à cinq étages et sanctuaire à son sommet, est un lieu de pèlerinage populaire.

Le mont Haguro est l’un des trois monts sacrés du Dewa sanzan, près de Tsuruoka, dans la préfecture de Yamagata. 

Le trio sacré

Tandis que le mont Gassan culmine à 1 984 mètres et le mont Yudono à 1 504 mètres, le mont Haguro est le moins élevé (414 mètres) et est, de ce fait, le plus accessible.

La traversée de ces sommets, appelée sankan sando, représente la mort et la renaissance. C’est un lieu de pèlerinage populaire, célébré par le poète Matsuo Bashô (1644-1694).

Corde sacrée et samouraï

La randonnée débute à la porte Zuishinmon, avant de serpenter dans une forêt de cèdres géants, âgés de 300 ou 400 ans. Le plus vieil arbre, entouré d’une corde sacrée et baptisé Jiji-sugi, aurait plus de 1 400 ans !

Peu après surgit le bois nu, sans peinture, d’une pagode à cinq étages. Construite de 931 à 937 par Taira no Masakado, un samouraï de l’époque de Heian (794-1185), la pagode Gojûtô fut restaurée en 1372. Elle figure sur la liste des trésors nationaux du Japon.

Une route à péage permet de se rendre directement au sommet en voiture ou en bus. Mais les plus courageux graviront les 2 446 marches du mont Haguro. La prospérité est même promise à ceux qui, en chemin, retrouveront les 33 personnages sculptés.

Gîte et couvert dans un temple

Il n’est pas rare de croiser en chemin des yamabushi, ces ermites qui pratiquent de longues retraites solitaires en montagne, ou d’entendre résonner leur horagai, sorte de conque dans laquelle ils soufflent pour signaler leur présence. À mi-parcours, un salon de thé offre boissons chaudes et nouilles, avec vue sur les rizières de la plaine du Shônai, en contrebas.

Au terme d’une ascension d’une heure environ, les boiseries écarlates et les courbes du toit de chaume du sanctuaire Sanjin Gosaiden font leur apparition. Il est possible de faire une halte sur place, le temps d’un repas ou d’une nuit, grâce à l’un des derniers shukubô, le Sakan. L’occasion d’expérimenter l’hébergement dans un temple ou la shôjin ryôri, la cuisine végétarienne des moines.


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