Dagashi, les friandises japonaises   駄菓子

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Un dagashiya traditionnel

Le dagashiya traditionnel de l'époque Shôwa se décline désormais en version vintage.

Un assortiment de dagashi

Un assortiment de dagashi avec entre autres les ramune, Umaibou, katsu et autres.

Un dagashiya traditionnel

Le dagashiya traditionnel se résume surtout à une petite boutique tenue souvent par une vieille dame où on s'arrête au passage pour acheter des bonbons.

L'atmosphère d'un dagashiya.

Bonbons, affiches de cinéma, décor de bois et jouets empilés. Voilà l'atmosphère d'un dagashiya.

Souvenirs de l'ère Shôwa

Il n’y a pas que le ramune qui évoque l’image de l’enfance et de l’été aux Japonais. Les dagashi sont aussi une partie de la culture et des goûts japonais.

Nostalgie de l’enfance

À l’origine les dagashi sont des bonbons, biscuits et autres boissons vendus au détail dans des échoppes durant l’après-guerre. Ces friandises étaient souvent les seules douceurs disponibles pour la majorité de la population. Avec une pièce de 10 yens, les enfants des années 60 courraient acheter quelques rares bonbons. Les magasins de dagashi, les dagashiya, étaient le lieu de rendez-vous des enfants du quartier après l’école. Beaucoup de quinquagénaires se remémorent avec émotion cette époque.

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Mode vintage

Aujourd’hui les dagashiya ont le plus souvent disparu. On assiste cependant à leur renaissance, portée par une vague de nostalgie vintage. Des grands magasins ouvrent leurs chaines de dagashi tandis que les rares boutiques survivantes connaissent un renouveau. Elles jouent souvent sur leur image rétro en reconstituant l’atmosphère des échoppes de l’ère Showa.

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Dagashi à toutes les sauces

Il n’y a pas un dagashi mais des centaines de dagashi tous très variés. Cela va des bonbons goût limonade ramune à des friandises moins connues. Les plus grands succès des dagashi sont les Big Katsu, des tranches d’encornet frit et séché, très croustillant. On citera aussi le Morocco Yogul, une sorte de yogourt très sucré qui n’a toutefois rien à voir avec le Maroc. Ou encore les kinakobon (bonbons à la poudre de soja), les umaibou (crackers de maïs), les mizuame (bonbons), cigarettes en chocolat, barbe à papa en sachet, sirop de prune, etc. La liste est quasiment infinie.

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Tous ces dagashi ont en commun leur prix, ridiculement bas, et leur forte saveur faite pour ravir les enfants. Les dagashiya sont désormais équipés de consoles de jeu pour fidéliser leurs nouveaux jeunes clients.

Vous trouverez aussi les dagashi dans les rayons des supermarchés et des konbini (supérettes), mais essayez de trouver des boutiques à l’ancienne comme Edoya sur l’île d’Odaiba ou bien Kamikawaguchiya, le plus ancien dagashiya du Japon, depuis 1781.

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