Musée Daisetsu Suzuki   鈴木大拙館

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Le "miroir d'eau", espace contemplatif du musée Suzuki de Kanazawa.

Le "miroir d'eau", espace contemplatif du musée Suzuki de Kanazawa.

Suzuki Daisetsu (1870 - 1966) contribua à populariser la pensée zen en Occident.

Suzuki Daisetsu (1870 - 1966) contribua à populariser la pensée zen en Occident.

Le musée D.T. Suzuki est dédié à la vie et à l'oeuvre d'une figure majeure du bouddhisme zen au XXe siècle.

Le musée D.T. Suzuki est dédié à la vie et à l'oeuvre d'une figure majeure du bouddhisme zen au XXe siècle.

Calme et volupté

Ce musée d’une beauté sobre rend hommage à la vie et à l’œuvre de D. Suzuki, l’un des plus grands penseurs zen du XXe s.

Le grand penseur Daisetzu Suzuki (1870-1966) a beau être natif de Kanazawa, c’est à Kamakura, en méditant au temple Engaku-ji (où il vécut un temps), qu’il fit du bouddhisme zen un principe de vie et de spiritualité.

Ecrivain, professeur (notamment à la prestigieuse université Columbia dans les ’50), moine et philosophe, Suzuki fut l’un des grands spécialistes du bouddhisme mahayana (dit du Grand Véhicule), en particulier du chan, le zen chinois, et de la manière dont il se répandit au Japon et y forgea les mentalités. Il contribua grandement à diffuser et à populariser le zen en Occident à travers des conférences et des ouvrages dont ses Essais sur le bouddhisme zen (1923), traduits en français dès 1940. 

Suzuki sera lu, apprécié et commenté par de nombreux philosophes européens, par exemple Jung ou Heidegger, mais aussi des artistes, comme le compositeur John Cage ou le poète Allen Ginsberg

Visite contemplative

C’est à cette immense figure du bouddhisme nippon que ce musée (2011) rend hommage. 

Un bâtiment évidemment minimaliste, d’un béton blanc et gris d’une simplicité étonnante, dessiné par Yoshio Taniguchi, également architecte du MOMA de New York. Trois espaces (entrée, exposition, contemplation) sont reliés entre eux par des couloirs, incarnations de la philosophie de Suzuki et de l’esthétique wabi sabi si chère au zen (discrétion, naturalité, patine). 

C’est ici le spectateur qui est amené au zen – et non l’inverse – dans un musée qui est moins un espace d’exposition que d’éveil à la pensée de Suzuki, à travers écrits, photos, vidéos interactives. Jusqu’aux trois jardins qui composent l’extérieur du musée, dont celui du "miroir d’eau", invitation à la réflexion individuelle du visiteur. 

Visite au musée Suzuki, vidéo de The Art of Travel (2012).

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