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L'arrondissement de Chuo
中央区

La rue principale de Ginza, rendue piétonnes les après-midi de week-end et jours fériés.

La rue principale de Ginza, rendue piétonnes les après-midi de week-end et jours fériés.

Une des boutiques de luxe du quartier de Ginza.

Une des boutiques de luxe du quartier de Ginza.

Le pont Nihonbashi.

Le pont Nihonbashi.

Vue sur l'autoroute depuis le pont Nihonbashi du quartier de Chûô.

Vue sur l'autoroute depuis le pont Nihonbashi du quartier de Chûô.

Le temple Suiten-gu qui abrite le kami protecteur des femmes enceintes.

Le temple Suiten-gu qui abrite le kami protecteur des femmes enceintes.

Vi(sit)ez le centre

Vous voilà au centre de la mégalopole japonaise, dans un quartier aux multiples facettes. Vous passerez de l’un à l’autre en quelques pas pour goûter aux traditions les plus ancrées jusqu’aux aspects de la modernité les plus ébouriffants

Le mot chûô signifie le centre en japonais. L’arrondissement de chûô se situe donc au centre des vingt-trois arrondissements de Tokyo. Tout a commencé en 1603 sous le shogunat Tokugawa. Le shogun Ieyasu s'installa au château d’Edo et décida d’aménager sa capitale autour de celui-ci. À l’époque, plus de la moitié de la surface de cet arrondissement était dans l’eau. Des grands travaux ont commencé pour aplanir les collines de Kanda et gagner des terres sur la mer dans la baie de Tokyo.

Durant l’époque d’Edo, Nihonbashi était le point de départ de cinq routes majeures. Des voyageurs y passaient tout les jours pour se rendre aux quatre coins du pays. Le commerce s’est considérablement développé, ainsi que des attractions culturelles populaires telles que le théâtre kabuki. À l’ère Meiji, ce quartier fut le premier à voir s'y développer une certaine culture occidentale, les habitants s'y déplaçaient alors en voiture à cheval, des cafés "à l’européenne" y connaissaient un grand succès. Malheureusement le séisme du Kanto en 1923 et les bombardements sur Tokyo en 1945 ont fait des dégâts considérables. Il a fallu tout reconstruire.

Nihonbashi

Nihonbashi, littéralement le pont du Japon car c’est de là que partaient toutes les routes qui sillonnaient le pays à partir le XVIIe siècle, comme c’est le cas en France où, devant la cathédrale Notre-Dame de Paris, on trouve le point de départ (PK 0) des routes de l'hexagone.

Aujourd’hui le pont qui porte ce nom existe toujours, mais il est couvert par une autoroute depuis les années 1960, construite à l'occasion des les jeux olympiques.

C’est traditionnellement le quartier des grands magasins comme Mitsukoshi ou Takashimaya, ainsi que le quartier des affaires et de la finance avec la bourse de Tokyo, notamment le siège de la banque du Japon. Tout cela non loin de la grande gare de Tokyo.

Ginza

C'est la Regent Street de Londres qui servit de modèle à Ginza. Les plus grandes marques du luxe internationales s’y sont installées dans une féroce compétition d’architecture moderne. Beaucoup de show-room d’entreprises comme Sony, Nikon, Swatch, ainsi que des galeries d’art se montrent sous leur plus beau jour. N’hésitez pas à pousser la porte pour en prendre plein les yeux dans une débauche de paillettes et de technologie.

La grande avenue de Ginza chûô dôri, devient une longue rue piétonne d’un kilomètre de long tous les après-midis des week-ends et les jours fériés. Juste à côté, le théâtre Kabuki-za accueille toujours des passionnés du genre.

Tsukiji

Tsukiji est le quartier le plus matinal de Tokyo, surtout connu pour le marché aux poissons (il déménagera à Toyosu à l’automne 2016 même si une grande partie des commerçants restera). Mais il n’y a pas que des cris et des odeurs de poissons dans ce quartier, le Tsukiji Hongan-ji est un grand temple bouddhiste à découvrir qui mêle différents styles, chinois, indien, européen et japonais. Son matsuri d’été, ou bon odori, est considéré comme étant le meilleur par les gourmets du Japon car les stands, ou yatai, sont tenus par les restaurateurs du marché de Tsukiji. La fête a lieu début août avec une gigantesque danse en rond au son du tambour.

Après le petit-déjeuner au marché de Tsukiji, où les sushi sont plus frais que la fraîcheur d’un matin d’hiver, une promenade à Hama-rikyu s’impose. C’est le grand jardin japonais du secteur. D’une superficie de 25 hectares pour bien vous dégourdir les jambes, il fut créé en 1654 comme lieu de villégiature pour la famille du shôgun Tokugawa, qui y chassait le canard. Ouvert à tous (tlj 9h-17h, 300 yen)

Tsukishima, Tsukuda

Traversons le pont Kachidoki sur la rivière Sumida pour arriver sur l’îlot artificiel de la baie de Tokyo, quartier populaire et nostalgique car Tsukuda est un ancien village de pêcheurs. À Tsukishima, goûtez la spécialité le monjayaki, une sorte d'okonomiyaki très liquide. Enfin on trouve Harumi, secteur en pleine construction car il sera le village des athlètes pour les jeux olympiques en 2020.

Ningyo chô

Autrefois ce quartier des fabricants de ningyo ou la poupée pour le théâtre Jôruri. Fait rare : il a échappé aux bombardements lors de la seconde guerre mondiale et garde une ambiance traditionnelle. On y trouve tout un tas de petites ruelles avec des maisons en bois, vous y retrouverez l’aspect des anciennes hanagai (les maisons de geisha). Le sanctuaire shinto Suiten-gû, attire les femmes enceintes car ce kami protège la mère et enfant pour l’accouchement.


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