Hanno   飯能市

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La statue de l'éléphant blanc de _Kannonji, Hannô

La statue de l'éléphant blanc de _Kannonji, Hannô

Hanno-gawara et son pont emblématique

Hanno-gawara et son pont emblématique

Entre nature et mangas

Située dans la préfecture de Saitama, au nord-ouest de Tokyo, Hanno est ignorée des circuits touristiques. À tort, car cette ville tranquille nichée dans un cadre montagneux ouvre sur une nature foisonnante qui a même inspiré un manga.

Hanno fut d’abord un village qui prit de l’importance à l'époque Edo (1603-1868) en raison de sa proximité avec la forêt. Alors que la future Tokyo était en plein essor, la demande en bois de construction s’étant intensifiée, Hanno devint une ville de bucherons. On y envoyait le bois coupé dans les forêts avoisinantes jusqu’à Edo par la rivière Iruma. 

La ville

À l’ère Meiji (1868-1912), Hanno annexa plusieurs villages alentour et s’étendit considérablement. C’est maintenant une ville de banlieue tranquille dont la proximité avec la nature offre de nombreuses possibilités de randonnées ou de pique-niques au bord de l’eau.

La rue Odori, à quelques enjambées de la sortie nord de la gare Seibu Hanno, est la vieille rue commerçante de la ville. Si elle ne brille pas par son esthétisme, elle a un petit côté rétro des années Showa (1926-1989) qui n'est pas sans charme. On y trouve encore quelques bâtiments traditionnels tel que le Misegurakinujin. Construit en 1904, il abritait un magasin de soie. Aujourd’hui, il accueille des expositions temporaires. Le bâtiment en lui-même est digne d’intérêt et on y a exposé d’admirables toilettes en porcelaine datant de l’ère Meiji. 

Au bout de la rue Odori, juste après un carrefour, une route mène à la vallée de Naguri (rattachée administrativement à la ville en 2005), endroit bucolique connu pour sa rivière le long de laquelle les gens de la région mais aussi les Tokyoïtes se pressent les week-ends et jours fériés pour pique-niquer ou faire des barbecues. La rivière, Hanno-gawara, avec son pont rouge emblématique, n'est située qu'à une quinzaine de minutes de marche de la gare de Hanno.

Au tout début de cette route, le temple Kannon-ji a de quoi surprendre. Ce charmant temple fondé en 810 appartient à la secte Chisan, une des branches du bouddhisme ésotérique Shingon. Si ses bâtiments sont typiques des temples bouddhiques japonais,  la statue d’un éléphant blanc l'est moins ! L’histoire dit que pendant la Seconde Guerre mondiale, le Japon manquant de métal, le temple a dû donner sa cloche pour la faire fondre. Un habitant aurait plus tard offert une statue d’éléphant blanc pour la remplacer. Cette statue est donc située dans la structure abritant traditionnellement la cloche d'un temple.  

Pour les enfants

En descendant à la gare de Motokaji, on peut se rendre au parc Akebono Tove Jansson (Kodomo no Mori Kôen en japonais), également connu sous le nom de Moomin Valley et Tove Jansson, ce dernier étant  l’auteur finlandais des livres pour enfants Moomin, auquel le parc fait référence. On y trouve quelques bâtiments aux formes étranges, des ponts et une cabane dans les arbres qui raviront les plus petits.

À lire : Ouverture d'un parc Moomin

Akebono Tove Jansson

Akebono Tove Jansson

Entre nature et mangas

Hanno étant célèbre auprès des amateurs de mangas (notamment les lecteurs du manga "Yama no susume", non traduit en français mais qui a été adapté en animé pour la télévision japonaise et où apparait le temple Kannon-ji), cet éléphant fait l’objet de dévotion de la part des lecteurs ! De même, les plaques votives (ema) qui sont traditionnellement ornées d’un cheval ou des animaux du zodiaque chinois représentent ici l’éléphant blanc ou encore des personnages de manga.

Mais les liens entre les mangas et Hanno ne s’arrêtent pas au temple Kannon-ji. Au nord du temple, une route mène au Chuo Koen, le Parc central, où se trouve la statue d’Astro le petit robot (Tetsuwan Atomu en japonais), le célèbre personnage du non moins célèbre manga-ka Tezuka Osamu. C’est la seule statue du personnage qui existe au monde. A côté, une photo d'Osamu Tezuka lors de l'inauguration de la statue en 1983.

Voir aussi : Le musée Osamu Tezuka

En face du parc, le temple zen Nonin-ji, abrite un magnifique jardin réalisé à l’ère Momoyama (1573-1603) et qui a été nommé comme l’un des 100 plus beaux jardins du Japon. Le temple fut incendié lors de la bataille de Hanno (en 1868) mais fut reconstruit comme à l'origine quelques années plus tard. Il est célèbre pour ses feuillages d'automne.

Non loin du temple, de nombreux chemins de randonnée permettent de profiter de cette belle région. Le plus proche est celui de Tenran-zan. Un mont de seulement 195 mètres d’altitude. Juste avant son sommet, le chemin se sépare en deux. En suivant le sentier sur la gauche, on accède aux statues de 16 Rakan, qui datent de l'ère Edo. Les Rakan étaient les premiers fidèles de Bouddha qui atteignirent l'éveil. 

L'autre sentier mène au sommet d'où on a une vue splendide sur la chaîne de montagnes de ChichibuOkutama et même par temps clair sur Tokyo et le mont Fuji. D’autres sentiers de randonnée permettent de se rendre à Mikaei-zaka et au mont Tonosu plus à l’ouest. 

Dossier spécial : Expédition au mont Fuji

Le festival de Hanno

Chaque premier week-end de novembre, la rue Odori vibre au son de la musique traditionnelle qui accompagne les porteurs de mikoshi (sanctuaires portatifs) lors du festival de Hanno.

Photozou

L'allée de lanternes du temple Nonin-ji à l'automne

Le mont Tenran et les 16 Rakan

Le mont Tenran et les 16 Rakan

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